Après les tirs à l’arme automatique qui ont fait un mort et trois blessés mardi en début de soirée dans le quartier Mistral à Grenoble, le procureur de la République a donné rendez-vous aux journalistes ce mercredi à 16h30 au palais de justice pour une conférence de presse que l’on vous propose de suivre en direct
17h46
Fin du direct
C’est la fin de la conférence de presse du Procureur de la République Etienne Manteaux.
17h43
Le parquet de Grenoble dessaisi de l’affaire
Comme pour l’affaire d’Echirolles de ce week-end, c’est la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon qui prend en charge la fusillade de Mistral. Le parquet de Grenoble ne sera plus habilité à communiquer sur ces deux dossiers.
17h39
Des donneurs d’ordre basés à l’étranger ?
Le Procureur de la République termine sa conférence de presse en rappelant "la totale détermination des forces de l’ordre et des enquêteurs pour élucider ces faits. "Il convient néanmoins que "l’évolution à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui, des modes de délinquance avec des donneurs d’ordre qui sont potentiellement non résidents sur le territoire national et une capacité, via les réseaux sociaux, à recruter des hommes de main qui sont extérieurs, voire très éloignés de Grenoble, complexifient considérablement tant l’élucidation que le démantèlement de ces organisations criminelles, quand elles sont aussi peu implantées en local."
17h34
La victime d’Echirolles avait 16 ans
Le Procureur a précisé que le jeune homme tué dans la nuit de samedi à dimanche à Echirolles était un mineur âgé de 16 ans. Une vidéo le montrait quelques instants avant son exécution, un pistolet sur la tête, en train de lire une lettre d’excuse…
17h30
Les vidéos des meurtres authentifiées
Le Procureur a confirmé que les vidéos diffusées sur les réseaux après le meurtre d’Echirolles ou la fusillade de Mistral étaient bien réelles. "On assiste à une nouvelle forme de revendication puisque la pratique que l’on constate de plus en plus souvent des auteurs de ces faits, c’est de se filmer pour impressionner l’adversaire."
17h19
Une première réunion prévue avec la nouvelle maire de Grenoble
Le Procureur a proposé à la maire de Grenoble "de réactiver plusieurs Groupes Locaux de Traitement de la Délinquance pour vraiment faire en sorte que l’ensemble des acteurs publics de l’État, de la justice, mais également des collectivités locales, mettent en œuvre tous les moyens possibles pour essayer de répondre aux défis que posent ces narcotrafiquants." Une première réunion est prévue avec Laurence Ruffin ce vendredi à 14h à l’hôtel de Ville de Grenoble.
17h14
Un défi redoutable pour les autorités
Cette spirale de la violence décrite par le Procureur est très compliquée à enrayer. "C’est un défi redoutable que nous posent aujourd’hui les narcotrafiquants avec ce recours à une violence désinhibée". Des affaires complexifiées par le fait que certains protagonistes viennent d’autres régions de France pour exécuter des contrats.
17h10
"Un palier a été franchi"
Le Procureur évoque l’année 2024 où 40 faits de violence avaient été recensés sur l’agglomération grenobloise. Ce terrible record était nuancé, à l’époque, par le fait que, dans la plupart des cas, les tireurs voulaient avant tout impressionner leurs adversaires. "On a franchi un palier depuis six mois. Les individus ne tirent plus pour impressionner mais pour tuer" explique Etienne Manteaux qui précise que "les blessés d’hier ont eu beaucoup de chance…"
17h03
Deux tireurs impliqués
Alors que la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait un seul homme, à l’avant de la voiture, en train de tirer par la fenêtre, le Procureur précise qu’une deuxième personne serait impliquée dans ces tirs. On imagine que ce second tireur se trouvait à l’arrière droit de la voiture. Au moins neuf étuis ont été retrouvés sur place. D’autres ont pu rester à l’intérieur de l’habitacle.
17h01
Le profil des blessés
Voilà le profil des quatre blessés : un homme de 24 ans touché de deux balles dans le dos avec deux condamnations à son actif, un homme de 25 ans touché de deux balles dans la jambe avec 6 condamnations, un homme de 31 ans touché d’une balle dans le dos et une dans la jambe avec 6 condamnations également à son casier. Enfin la dernière victime, qui s’est présentée après-coup à l’hôpital, a 27 ans et 5 condamnations judiciaires. Il n’y a pas de pronostic vital engagé pour ces quatre blessés.
16h57
Les personnes visées avaient toutes un casier judiciaire
Le procureur donne le profil des 5 personnes impliquées dans la fusillade de Mistral. L’homme qui a été tué avait 33 ans et 11 condamnations à son actif. Les deux dernières datent du 26 mars 2026 (conduite sous l’emprise de stupéfiants) et du 19 mai (rébellion et refus d’obtempérer). Il a été touché dans le dos et est décédé sur place malgré les tentatives de réanimation engagées par les médecins du Samu pendant une dizaine de minutes.
16h49
Un blessé supplémentaire
Alors que le bilan initial de la fusillade du quartier Mistral faisait état d’un mort et de trois blessés, le Procureur a annoncé qu’une cinquième victime s’était présentée d’elle même à l’hôpital mardi soir pour faire soigner des blessures par balles.
16h47
10 morts par balles en 6 mois
Le Procureur dénombre 10 morts par balles sur la voie publique à Grenoble et Echirolles depuis le mois de décembre 2025, tous liés à la guerre que se livrent les narcotrafiquants. "Un constat qui n’avait jamais été dressé auparavant et qui oblige la puissance publique à mettre tout en oeuvre pour arrêter cette mécanique de la vengeance" explique Etienne Manteaux.
16h42
Un lien entre les deux fusillades
Le procureur fait un lien entre la fusillade de Mistral et l’exécution d’un jeune à Echirolles dans la nuit de samedi à dimanche. Il estime que ce qui s’est passé est une réplique à ce meurtre filmé et diffusé sur les réseaux sociaux.

16h28
Beaucoup de médias nationaux ont fait le déplacement
Depuis ce week-end et l’exécution, mise en scène sur les réseaux sociaux, d’un jeune tueur à gage, l’agglomération grenobloise est au cœur de l’actualité nationale des faits divers. De nombreux journalistes ont donc fait le déplacement pour couvrir ce nouvel épisode de la guerre que se mènent les narcotrafiquants grenoblois pour le contrôle du trafic de drogue. Ces affrontements ont fait 7 morts en un peu plus de 3 mois. Une situation qui génère également une certaine tension pour une partie de la population. Ce mercredi matin, le journaliste d’une grande chaîne de télévision s’est fait molester par un jeune qui passait en trottinette alors qu’il tournait des images sur le lieu de la fusillade.