Cette semaine, Christophe Ferrari a annoncé dans un communiqué qu’il ne briguerait pas un troisième mandant à la tête de la Métropole de Grenoble. Il en a profité pour appeler de ses vœux une union autour d’une candidature portée par une personnalité de gauche. Un message de soutien implicite au socialiste Guillaume Lissy ?
C’est, en tout cas, comme cela que l’a pris le maire de Seyssinet-Pariset même si son nom n’est pas cité dans le communiqué. Le candidat déclaré à la présidence de la Métropole est déjà soutenu par les socialistes, les communistes, les écologistes et la maire de Grenoble, Laurence Ruffin (sans étiquette).
Comme Christophe Ferrari, il estime que « la gouvernance doit se faire autour de l’impulsion d’un président et d’une majorité ancrée à gauche, respectant les grands équilibres politiques de la métropole. » Et comme Christophe Ferrari, il fait le constat « d’un besoin de dialogue permanent avec les maires issus d’autres sensibilités ».
Dans son communiqué, l’ancien président demande à son successeur d’accorder « une place juste à la droite et au centre au sein de l’exécutif et plus largement dans la gouvernance de la métropole ». Un message bien reçu par Guillaume Lissy qui a pris au mot Christophe Ferrari pour « proposer aux maires issus d’autres sensibilités une place nouvelle dans une gouvernance respectueuse » en précisant que cette démarche s’inscrivait autour d’un projet clair et ambitieux pour améliorer le quotidien des métropolitains.
Est-ce que les maires des petites communes, du centre et de la droite vont répondre à l’appel d’union porté maintenant, de concert, par l’ancien président et celui qui souhaite lui succéder ? Réponse ce jeudi 23 avril avec la séance du conseil communautaire qui élira le nouveau président de l’agglomération grenobloise.