Ce jeudi après-midi va se jouer le dernier acte des Municipales en Isère avec l’élection du président de la Métropole grenobloise. Un scrutin clé pour le développement du territoire dans une collectivité qui a souffert ces six dernières années d’un blocage au sein de l’exécutif divisé par une guerre de personne entre le président Christophe Ferrari et le maire de Grenoble, Eric Piolle.

Les deux protagonistes ne sont plus en première ligne. Eric Piolle ne s’est pas représenté à Grenoble et Christophe Ferrari, réélu maire du Pont-de-Claix, a acté en début de semaine qu’il n’avait plus l’espace politique pour peser sur les destinées de la Métropole. Il fera néanmoins partie des 110 conseillers communautaires qui vont devoir choisir le président et la ligne politique cet après-midi. Même s’il a communiqué sur son souhait d’avoir une gouvernance ancrée à gauche, Christophe Ferrari n’a bizarrement pas voulu apporter un soutien clair au candidat qui représente ce camp.

Au 3ème tour celui qui arrive en tête l’emporte même sans majorité

L’élection est prévue sur trois tours maximum. Les deux premiers à la majorité absolue. Et le troisième à la majorité relative. En 2020, cet exercice avait duré toute une journée avec des tractations en coulisses pendant des heures entre chaque tour. Est-ce que l’on se dirige vers le même scénario ? Le vote sera cette fois électronique ce qui va faire gagner du temps dans le dépouillement.

Y-aura-t-il un candidat surprise ?

Quatre candidats se sont déclarés en amont : Guillaume Lissy soutenu par les principaux partis de gauche, Raphaël Guerrero représentant les élus des petites communes de l’agglomération avec semble-t-il le soutien de la droite et du centre, Allan Brunon pour La France Insoumise et Enzo Billon pour le Rassemblement National. D’autres candidatures peuvent encore émerger jusqu’au début du vote et même entre les différents tours.

Guillaume Lissy en avance de quelques jours sur Raphaël Guerrero

Si on se base sur les candidats en lice, la victoire se jouera entre Guillaume Lissy et Raphaël Guerrero. On s’attend à un vote serré car sur le papier c’est du 50/50 quand on comptabilise les soutiens potentiels de l’un et de l’autre. Mais le vote sera secret ce qui peut ouvrir la porte à quelques surprises… En cas d’égalité, c’est le plus âgé des candidats qui sera élu. Et là aussi, c’est très serré puisque Guillaume Lissy est né en novembre 1978 et Raphaël Guerrero en décembre 1978. C’est donc Guillaume Lissy qui, pour être né quelques jours plus tôt que son concurrent il y a 47 ans, prendrait la présidence de la Métropole.

👉 L’élection du président de la Métropole de Grenoble est à suivre en direct sur notre site à partir de 13h30