L’affaire avait suscité des tensions dans les derniers jours de la campagne des Municipales à Grenoble. Finalement, les soupçons de fraude liés à une procuration dans un Ehpad n’auront pas de suite judiciaire.

À l’origine de la polémique : une procuration établie au nom d’une personne âgée de 86 ans, placée sous tutelle et souffrant de troubles cognitifs, et confiée à un colistier de Laurence Ruffin. L’information avait été révélée entre les deux tours par l’équipe de Alain Carignon, qui évoquait un possible cas de fraude électorale.

L’enquête menée par la famille a finalement permis d’établir que l’initiative de cette procuration revenait à une soignante intervenant auprès de la résidente, rémunérée directement par la famille et non par l’établissement. « Cette personne est sortie de son rôle, mais la famille a choisi de ne pas donner suite », a précisé, au Dauphiné Libéré, Thierry Aldeguer, avocat de la famille mais aussi colisitier d’Alain Carignon.

Lors du scrutin du 15 mars, les proches de la résidente avaient découvert sur place que leur sœur avait déjà voté par procuration, alors même qu’ils l’accompagnaient au bureau de vote. L’Ehpad n’avait par ailleurs trouvé aucune trace de cette procuration dans son registre interne.

Ces éléments avaient alimenté des accusations de système généralisé de procurations frauduleuses visant la liste de gauche. Des accusations fermement rejetées par l’équipe de Laurence Ruffin, qui dénonçait des propos infondés et diffamatoires. Celle-ci assurait que la procuration avait été établie légalement et validée par les services de police ce qui était donc la vérité. Beaucoup de bruit pour rien finalement. Comme souvent dans les « affaires » soulevées pendant une campagne électorale.

Partager cet article