À quelques jours du second tour des élections municipales, une polémique émerge autour d’une procuration électorale. La liste Oui Grenoble réagit aux accusations formulées par l’équipe menée par Alain Carignon, qui évoque un possible abus de faiblesse concernant une personne âgée.
Dans un communiqué diffusé ce mardi après-midi, l’équipe de Laurence Ruffin rappelle que « dans le cadre habituel d’une campagne électorale, toutes les listes en présence proposent d’être contactées pour répondre aux demandes de procuration des électeurs absents le jour du scrutin ».
Une procuration réalisée en bonne et due forme
Selon le communiqué, Mme Thérèse C., résidente d’un Ehpad grenoblois, a envoyé une demande de procuration à l’équipe de campagne par un courriel le 4 mars 2026. Thibault Martin, électeur dans le même bureau de vote qu’elle à Painlevé et colistier de Oui Grenoble s’est proposé pour porter cette procuration qui a été enregistrée et validée à l’Hôtel de Police de Grenoble le 6 mars à 16h52.
L’équipe de Laurence Ruffin de nouveau sollicitée pour le second tour
La liste conteste fermement les accusations portées par ses adversaires. Elle dénonce « des attaques mensongères, infondées et diffamatoires » visant à déstabiliser un de ses colistiers à l’approche du second tour. Elle évoque également une « instrumentalisation politique » de l’affaire et affirme avoir toutes les preuves concernant la légalité de cette procuration.
L’équipe de Laurence Ruffin affirme d’ailleurs avoir été de nouveau sollicitée, ce mardi, par l’entourage de Madame C. pour établir d’autres procurations en vue du second tour. Un élément factuel qui pourrait mettre un terme à la polémique. De son côté, Thibault Martin a déclaré qu’il se réservait le droit de porter plainte suite à ces accusations et se tenait à la disposition du procureur si celui-ci le sollicitait.