On ne connait pas encore la date officielle de l’élection mais le casting commence à se dessiner. Ce lundi, les élus de gauche – hors LFI – ont présenté leur candidat à la présidence de la Métropole. Ce sera Guillaume Lissy, le maire socialiste de Seyssinet-Pariset.
Alors que la plupart des grandes agglomérations françaises ont déjà installé leur exécutif à l’issue des élections municipales, Grenoble fait figure d’exception. Le président sortant, Christophe Ferrari, a jusqu’au 24 avril pour convoquer les 110 conseiller métropolitains. Et visiblement, il semble vouloir aller au bout du délai légal.
Un troisième tour très incertain
Ce troisième tour des élections municipales s’annonce particulièrement incertain. Les résultats du 22 mars dans les 49 communes concernées n’ont dégagé aucune majorité claire. Toutefois, la gauche apparaît comme la principale force politique. Hormis La France Insoumise qui portera la candidature d’Allan Brunon, elle s’avance unie derrière un candidat commun.
Guillaume Lissy, candidat de la gauche unie
Âgé de 47 ans, Guillaume Lissy a été confortablement réélu à la tête de Seyssinet-Pariset avec plus de 62 % des suffrages. Ecarté de l’exécutif par Christophe Ferrari lors du précédent mandat, il défend aujourd’hui une ligne axée sur une gouvernance de projets, fondée sur une base politique commune orientée à gauche mais ouverte au dialogue.

La ville-centre veut peser dans l’exécutif
Une position partagée par la nouvelle maire de Grenoble qui revendique la vice-présidence de cet exécutif : « On doit avoir un fonctionnement aligné entre la ville-centre et la métropole. Un fonctionnement qui soit également plus collectif ». Pour montrer sa bonne volonté, Laurence Ruffin est d’ailleurs prête à rediscuter de l’accord local, supprimé par son prédécesseur.
Aucune majorité claire ne se dégage
Ce rassemblement de la gauche s’appuie sur un poids démographique important, représentant plus de 60 % de la population de l’agglomération. Néanmoins, il ne dispose pas de la majorité en sièges. Une situation que Guillaume Lissy assume : « On ne peut pas avoir raison tout seul. Il nous faut donc tendre la main à d’autres groupes. »
Les petites communes au centre du jeu
Dans cette optique, les regards se tournent vers les maires des petites communes, susceptibles de faire basculer l’équilibre politique. Ce groupe dans lequel a trouvé refuge Christophe Ferrari est fort de 29 élus. Il défend une approche plus transversale en souhaitant intégrer un maximum de sensibilités dans l’exécutif. « On va avec tout le monde ou avec personne » résume Raphaël Guerrero, le maire de Jarrie qui espère mettre autour de la table la droite et la gauche cette semaine pour trouver un accord de gouvernance. Sinon, son groupe proposera lui aussi un candidat.
A quelques jours de l’échéance, difficile de savoir quel chemin va emprunter la Métropole de Grenoble. Le risque est qu’elle se dote d’un exécutif sans majorité. Une situation politique expérimentée depuis deux ans au niveau gouvernemental et qui n’a pas rencontré un grand succès…
👉 A vous de jouer : selon notre décompte, la gauche unie peut compter sur 46 sièges, les petites communes 29, la droite et le centre 25, La France Insoumise 8 et le Rassemblement National 2. La majorité est à 56. Vous avez une heure pour trouver une solution cohérente à cette équation…