En 2023, il avait battu le record de la traversée Chamonix-Zermatt en duo avec Benjamin Védrines. Cette fois, c’est avec Mathéo Jacquemoud que le Grenoblois Samuel Equy a accroché un nouveau record à son palmarès : 4h41 pour monter au Mont-Blanc et en redescendre.
Les deux skieurs-alpinistes, coéquipiers en équipe de France et champions du monde par équipes en 2022, se sont élancés à 7 heures ce samedi 25 avril en direction du toit des Alpes (4 806 m). Leur objectif : battre le record de l’aller-retour à ski depuis Chamonix, établi le 31 mai 2025 par l’Italien William Boffelli en 4 heures 43 minutes 24 secondes.
Des conditions particulièrement exigeantes
Les reconnaissances effectuées les jours précédents avaient donné le ton : les conditions étaient loin d’être idéales. En cause notamment, la zone de la Jonction, un passage glaciaire clé particulièrement crevassé. Cette année, une importante ligne de rupture y forme une véritable tranchée, compliquant fortement la progression. À l’inverse, lors du précédent record, un pont de neige facilitait le passage. Malgré ces difficultés, Samuel Equy atteint le sommet en 3 heures 41, talonné par Mathéo en 3 heures 42.
La descente s’est révélée tout aussi engagée. Les deux athlètes ont bouclé le retour en 1 heure et 40 secondes, malgré une neige dure et travaillée par le vent. Plus bas, des chutes de séracs avaient encombré le plateau de blocs de glace, imposant une vigilance constante. En revanche, un enneigement plus bas qu’en 2025 leur a permis de prolonger la partie skiée. Résultat : le record de William Boffelli est battu de deux minutes.

« Faire ce record à deux, c’est encore plus fort »
À l’arrivée, Samuel Equy ne cachait pas sa satisfaction : « Je suis très content de cette matinée, et surtout de partager ce chrono avec Mathéo. Il venait de battre mon temps sur Chamonix–Zermatt, alors on a eu envie de tenter le coup ensemble. Les conditions ne sont jamais parfaites, il fallait se lancer. Tout au long de la montée, j’étais devant, mais j’avais confiance : je savais qu’il allait revenir. Et au sommet, il était juste derrière moi. Avec 40 à 50 km/h de vent là-haut, je n’ai pas traîné. J’étais limite aux crampes en basculant dans la descente. Ce n’était pas gagné. Je regardais ma montre en permanence… Mais quel bonheur de finir ensemble. Faire ce record à deux, c’est peut-être plus difficile, mais la satisfaction est encore plus grande. J’aime cet esprit d’équipe. Et je suis heureux que le record revienne en France. »

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