La nouvelle maire de Grenoble fait partie des 500 édiles de tous bords politique qui ont été conviés ce jeudi à l’Elysée pour une journée de travail avec le gouvernement.
Si Laurence Ruffin fait partie du voyage ce n’est pas pour parler de ses souvenirs de classe avec le président de la République qu’elle a côtoyé au collège et au lycée dans sa jeunesse picarde mais pour parler de sécurité. Comme son prédécesseur, elle va demander un renforcement des effectifs de la police nationale à Grenoble. Lors de sa campagne, la nouvelle maire a mis la lutte contre l’insécurité parmi ses priorités. Elle a promis d’augmenter les effectifs de la police municipale d’une cinquantaine d’unités.
Pour cette visite présidentielle, elle sera accompagnée d’autres élus de l’Isère dont la maire d’Echirolles, Amandine Demore, qui elle aussi a quelques messages à faire passer en matière de sécurité. Sa municipalité demande, depuis plusieurs années, un commissariat de plein exercice car la commune est en proie, elle aussi, aux fusillades pour le contrôle du trafic de stupéfiants.
Hasard du calendrier, cette rencontre intervient après une série de règlements de compte sanglants à Grenoble qui ont fait trois morts et trois blessés en quelques jours. Un renfort de CRS a d’ailleurs vient d’ailleurs d’être déployé dans la capitale des Alpes pour rassurer la population. Dès leur arrivée, certains d’entre-eux ont été pris à partie mercredi soir dans le quartier Hoche, preuve que leur présence dérange les dealers. Mais elle ne sera effective que jusqu’à la fin de semaine.