Au lendemain d’une rentrée marquée par de nouveaux blocages, les lycéens de l’agglomération grenobloise étaient de nouveau appelés à se mobiliser ce mardi 3 novembre. Entre tentatives de blocage, interventions policières et volonté d’apaisement, le mouvement cherche un nouveau souffle.
La mobilisation lycéenne n’est pas terminée dans l’agglomération grenobloise. Ce mardi 3 novembre, plusieurs établissements étaient concernés par un nouvel appel national aux blocages lancé par l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante.
Comme la veille, plusieurs lycées grenoblois ont dû faire face à des tentatives de blocage. Les directeurs d’établissement ont souvent fait appel au force de l’ordre pour pouvoir sécuriser les abords et faire rentrer les élèves qui souhaitaient assister au cours.
25 interpellations en deux jours
Selon la police, les proviseurs des lycées Argouges et Vaucanson ont été légèrement blessés dans des échauffourées. Des poubelles ont encore été incendiées à plusieurs endroits. Après les quatorze interpellations de la veille, onze jeunes dont dix mineurs ont été arrêtés ce mardi.
A la Cité scolaire internationale d’Europole, des parents d’élèves ont dénoncé, dans une lettre ouverte, l’intervention de la police en évoquant des violences physiques, propos racistes et misogynes ainsi que l’usage de lacrymogènes en présence de collégiens. Des allégations toujours difficiles à vérifier après coup.
D’autres parents d’élèves s’inquiètent de l’enlisement du mouvement et montent au créneau pour demander une reprise normale des cours. En attendant la journée d’action de jeudi annoncée comme très suivie, on sent un certain flottement sur l’évolution du mouvement de contestation.


