Un bus transportant des sympathisants du Rassemblement national a été pris pour cible, dimanche 25 octobre au petit matin, à Grenoble. Le responsable du parti en Isère dénonce une attaque politique et réclame des sanctions exemplaires.
Un nouveau fait de violence politique s’est déroulé à Grenoble, ce dimanche, vers 5 heures du matin. Alors que le couvre-feu de la veille n’était pas encore levé, un bus transportant des sympathisants du Rassemblement national a été attaqué au niveau de la gare routière. Le véhicule devait prendre la direction d’Orléans, où se tenait le congrès du parti.
Selon le parquet de Grenoble, une dizaine d’individus cagoulés et armés de barres de fer ont brisé les vitres du bus. D’après le Rassemblement national, des familles, des femmes et des personnes âgées se trouvaient à bord ou à proximité du bus au moment des faits (11 personnes + 2 chauffeurs).

Le RN dénonce des méthodes totalitaires
Dans un communiqué particulièrement virulent, le président du Rassemblement national en Isère condamne une attaque qu’il attribue à des militants d’extrême gauche. « L’extrême gauche a perdu le débat d’idées. Alors il ne lui reste que la violence, la haine et l’intimidation ! », dénonce Valentin Gabriac estimant que les auteurs de cette attaque s’en prennent directement à la démocratie et à la liberté d’expression.
Le responsable départemental réclame des sanctions pénales exemplaires, mais va plus loin en demandant la dissolution des groupes radicaux violents et leur reconnaissance comme organisations terroristes. Il met également en cause ce qu’il considère comme une proximité entre certains milieux politiques de gauche, notamment écologistes et insoumis, et les groupuscules radicaux.
Un climat de tensions à Grenoble
Cette agression intervient dans un contexte particulièrement tendu à Grenoble. Mercredi, le Rassemblement national a demandé et obtenu l’annulation d’une réunion publique « révolutionnaire » qui devait se tenir dans une salle municipale. Les manifestations des 17 et 24 octobre ont été émaillées de violences, de dégradations et de pillages dans le centre-ville. Plusieurs centaines d’individus cagoulés, dont certains organisés en black bloc selon la préfecture, ont participé aux affrontements avec les forces de l’ordre.
Le responsable du RN établit un parallèle entre ces événements et l’attaque du bus, dénonçant « les mêmes méthodes totalitaires, la même haine, la même logique de destruction ». Pour autant, aucun lien entre les auteurs des violences commises lors des manifestations et ceux de l’attaque du bus n’est établi à ce stade. Le parquet a indiqué qu’une enquête était ouverte des chefs de violences volontaires aggravées et destruction du bien d’autrui.



