Interdite dans une salle municipale après une vive polémique, la réunion organisée mercredi soir par Young Struggle Grenoble a été déplacée près de la gare. Un rendez-vous controversé, cinq jours après les violences du 17 octobre.
La révolution attendra peut-être, mais pas ses partisans. Malgré la décision de la Ville de Grenoble de lui retirer la salle municipale initialement réservée, le collectif Young Struggle a maintenu son appel à une réunion publique mercredi 21 octobre. Intitulée « S’organiser pour la révolution », la rencontre a finalement été déplacée dans les locaux du parti communiste de l’Isère rue Émile-Gueymard.
La réunion a provoqué une vive polémique
Cette réunion avait suscité de vives réactions, notamment dans les rangs du Rassemblement national. En cause : son intitulé, mais surtout son affiche représentant des policiers face à des flammes, quatre jours seulement après les violences, dégradations et pillages qui ont frappé le centre-ville de Grenoble.
Le collectif Young Struggle, mouvement de jeunesse se réclamant du socialisme révolutionnaire et de l’internationalisme, avait accompagné son invitation d’un message particulièrement provocateur au regard des événements récents : « Le 17 octobre a été un succès », avant d’appeler à organiser la suite du mouvement.
La mairie avait retiré son autorisation
Deux questions figuraient au programme : comment poursuivre la lutte malgré la répression et pourquoi, mais aussi comment, faire la révolution. Malgré le changement de lei de dernière minute, l’évènement a fait salle comble en réunissant une centaine de personnes et les organisateurs n’ont pas manqué de souligner que la ville de Grenoble avait joué le jeu du RN.
Allan Brunon, le conseiller municipal grenoblois de La France Insoumise n’a pas manqué de commenter la séquence pour envoyer une nouvelle pique à Laurence Ruffin : « Quand on se réclame de la gauche, on ne cède pas aux revendications de l’extrême droite : on discute. » Un dialogue qu’il est néanmoins parfois difficile de mener quand les positions sont trop radicales.

