La réunion intitulée « S’organiser pour la révolution », prévue ce mercredi 21 octobre à Grenoble, ne pourra finalement pas se tenir dans une salle municipale. La Ville invoque une réservation effectuée sous un autre nom et un appel à la violence.

La polémique aura finalement conduit à l’annulation de la mise à disposition de la salle municipale. Alors qu’une réunion publique intitulée « S’organiser pour la révolution » devait se tenir ce mercredi 21 octobre à 18 heures à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne de Grenoble, la municipalité a décidé de ne plus accueillir l’événement.

Une décision qui intervient après les critiques suscitées par cette réunion, notamment en raison de son affiche et de son contexte, quelques jours seulement après les violences et pillages du 17 octobre dans le centre-ville de Grenoble.

affiche révolution

Une affiche et un message explicite

Dans sa réponse, la Ville de Grenoble explique avoir initialement accepté le prêt d’une salle à une association grenobloise dans le cadre de la mobilisation sociale en cours.

La demande portait sur une assemblée ouverte de coordination réunissant des représentants des étudiants, des lycéens et du monde du travail, afin de discuter des suites à donner au mouvement social.

Mais la municipalité affirme avoir découvert que l’association organisatrice de la réunion n’était pas celle qui avait effectué la réservation. Surtout, l’objet de la rencontre ne correspondait plus à celui initialement présenté. Autre élément déterminant : selon la Ville, le visuel de l’événement évoquait « une incitation à la violence contre la police ».

La Ville refuse tout appel à la violence

Face à ces différences entre la demande initiale et l’événement annoncé, la municipalité a informé l’association ayant réservé la salle que cette réservation était devenue invalide. L’association en a pris acte de cette décision.

Céline Deslattes, adjointe au maire chargée de la vie associative, justifie ce choix : « À Grenoble, nous avons à cœur de cultiver le débat citoyen et de proposer des espaces de parole dans un cadre démocratique, en veillant à ne donner aucune place aux expressions appelant à la violence. » Reste à savoir si les organisateurs chercheront à maintenir leur réunion dans un autre lieu.