Deux ans après la crue dévastatrice, le village de La Bérarde est toujours convalescent mais la magie de son environnement demeure. En cette période d’automne, ces hautes vallées de l’Oisans offrent un spectacle saisissant aux amoureux de nature et de la randonnée.
Il est des paysages dont on ne se lasse jamais. Au bout de la vallée du Vénéon, à 1 700 mètres d’altitude, La Bérarde reste l’un de ces lieux à part, où la montagne s’impose dans toute sa grandeur. Et l’automne est sans doute la plus belle saison pour découvrir ce bout du monde, au cœur du massif des Écrins.

Ici, les mélèzes se parent de jaune et d’or, les premières neiges saupoudrent les sommets et les lumières rasantes révèlent toute la beauté minérale de la haute montagne. Malheureusement privée d’une part importante de sa fréquentation touristique depuis deux ans, la vallée offre une atmosphère presque irréelle de calme et de quiétude.
Un village meurtri, mais des montagnes toujours aussi belles
Impossible pourtant d’oublier ce qui s’est passé le 21 juin 2024. Ce jour-là, une crue torrentielle d’une violence exceptionnelle a ravagé La Bérarde, emportant des bâtiments, bouleversant le paysage et laissant derrière elle un village profondément défiguré.

Plus de deux ans après, les stigmates de la catastrophe restent visibles. Là où se dressaient autrefois des maisons, des commerces et des lieux de vie, les amas de pierres et les traces laissées par les torrents rappellent la puissance de la nature.
Des randonnées au pied des géants des Écrins
Mais au-delà de ces blessures, le décor demeure grandiose. Les sommets qui dominent la vallée, les glaciers, les parois vertigineuses et les torrents continuent de composer l’un des panoramas les plus sauvages des Alpes françaises.

Pour les amoureux de grands espaces, le secteur reste une destination exceptionnelle. Les sentiers impactés par la crue ont été reconstruits et permettent de retrouver les paysages sauvages qui ont fait la réputation de La Bérarde, notamment en direction du vallon des Étançons, face à la Meije, ou du refuge du Carrelet, au pied des grandes parois des Écrins.
Une escapade automnale à savourer avec prudence
Venir marcher dans le Haut-Vénéon, c’est aussi une façon de ne pas oublier ce territoire et ceux qui continuent de le faire vivre. Les habitants ont d’ailleurs affiché des banderoles à plusieurs endroits pour qu’on ne délaisse pas leur vallée.

Même s’il est toujours interdit d’y résider, l’accès à La Bérarde est possible. La route est praticable presque jusqu’au bout et en cette période, il n’y a plus de restriction de circulation. La traversée du village à pied est un moment marquant puisque certaines maisons détruites sont restées en l’état comme si le temps s’était figé depuis le 20 juin 2024.
🎥 Le maire fait le point sur l’avenir du village dans l’émission Le +






