Poursuivi pour des violences aggravées sur sa grand-mère à Voiron, un homme de 36 ans a vu sa situation judiciaire s’alourdir après le décès de la septuagénaire. Une information judiciaire a été ouverte à Grenoble pour déterminer si les coups ont entraîné la mort de la victime.
Une affaire requalifiée après le décès de la victime
Steve Imbrogno, 36 ans, comparaissait mercredi 14 janvier devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour des violences aggravées commises le 14 novembre à Voiron sur sa grand-mère âgée de 77 ans. Sans domicile stable, l’homme était hébergé chez la victime au moment des faits. Mais entre l’ouverture de l’enquête et l’audience, la situation a évolué : la septuagénaire est décédée à l’hôpital le 25 décembre, après être restée hospitalisée de façon continue depuis l’agression présumée.
Le tribunal se déclare incompétent
Face à ce nouvel élément, le tribunal correctionnel s’est déclaré incompétent pour juger l’affaire et a invité le parquet à se pourvoir autrement. Le ministère public a alors ouvert une information judiciaire et saisi un juge d’instruction. Steve Imbrogno a été mis en examen pour violences sur ascendant ayant entraîné la mort sans intention de la donner, une qualification criminelle.
Placement en détention provisoire confirmé
Déjà incarcéré depuis le 19 novembre 2025 dans le cadre de cette affaire, le mis en examen a été de nouveau présenté à un juge des libertés et de la détention, qui a ordonné son maintien en détention provisoire au centre pénitentiaire de Grenoble-Varces. Les investigations se poursuivent désormais pour établir un éventuel lien de causalité entre les violences reprochées et le décès de la victime, survenu un mois et demi plus tard.
Des causes de la mort encore incertaines
Une autopsie a été ordonnée, mais ses conclusions restent à ce stade imprécises. Des analyses anatomopathologiques complémentaires sont en cours afin de déterminer si les coups ont directement contribué au décès de la grand-mère.
Des versions contradictoires
À l’audience, le procureur a décrit une victime fragile, frappée violemment à son domicile. Le petit-fils, déjà condamné à plusieurs reprises, principalement pour des faits liés à l’alcool, conteste les violences. Il affirme s’être occupé de sa grand-mère, atteinte de troubles de la mémoire, et nie toute agression. Sa défense évoque la présence possible d’un tiers, appuyée par une vidéo montrant un individu quittant le domicile au moment des faits, sans avoir pu être identifié par les enquêteurs.