Violences policières : des gendarmes mobiles de Grenoble visés par une enquête

Mediapart et Libération ont révélé ces derniers jours des images inédites filmées par les caméras-piétons des gendarmes qui sont intervenus lors d’une manifestation à Sainte-Soline contre un projet de méga-bassines le 25 mars 2023. Les journalistes ont eu accès à des dizaines d’heures d’images captées par les forces de l’ordre.

Des tirs tendus pourtant interdits

Libération et Mediapart affirment que les gendarmes, encouragés par leur hiérarchie, ont multiplié les tirs tendus de grenades, une pratique dangereuse et interdite. Les deux médias dénoncent aussi des propos agressifs et une certaine satisfaction à blesser“l’adversaire”. L’escadron de gendarmes mobiles de Grenoble, présents sur place ce jour-là en première ligne, est particulièrement ciblé (voir l’extrait vidéo).

Près de 250 blessé au total

Au cours de cette journée, les manifestants avaient fait état de 200 blessés dans leurs rangs dont 40 graves. Deux sont même restés plusieurs semaines dans le coma. Du côté des forces de l’ordre, 45 gendarmes avaient été déclarés blessés, dont un brûlé aux jambes.

Le ministre de l’intérieur promet des sanctions

Il y a des propos qui ne sont pas acceptables et des gestes qui ne sont pas réglementaires ”a convenu le ministre de l’intérieur Laurent Nunez interrogé par France Inter. Celui-ci a affirmé n’avoir jamais eu connaissance de ces images qui datent pourtant de plus de deux ans.“Ce sont des actes et des propos que je condamne et pour lesquels j’ai demandé une enquête administrative. Il y a aussi des tirs tendus, ce n’est pas permis. Il y aura des sanctions qui seront prises”a-t-il conclu.

⤵️ Extrait du reportage de Mediapart concernant les gendarmes grenoblois

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