Parce que seul le Père Noël peut survoler nos massifs en traîneau, les autres s’en remettent à leurs chiens ! En janvier, les mushers des temps modernes s’élanceront sur les reliefs alpins pour la Grande Odyssée Royal Canin. Parmi eux, un Isérois au parcours singulier : Jean-René Vanstavel. « Rookie » mais déterminé, il s’offre une première course de légende.
Du husky “Démon” à la passion du mushing
Jean-René Vanstavel n’était vraiment pas destiné à devenir musher… Mais un nouvel animal de compagnie a changé son quotidien dans la campagne de Saint-Pierre de Bressieux : un husky de Sibérie, acheté « parce qu’il était beau ». Son nom ? Démon. Jusqu’à ce que ses besoins fondamentaux rappellent à son maître qu’un husky, ça court. Beaucoup ! « J’ai appris à mes dépens — et à ceux des poules du voisinage — qu’il avait besoin de se dépenser », sourit Jean-René. De cette découverte naît une passion : le mushing, et surtout ce lien unique entre l’homme et l’animal, basé sur la confiance, le respect et le travail d’équipe.
Un métier, une montagne, une équipe
De fil en aiguille, la passion devient un métier. Jean-René décroche un diplôme d’État de musher (DEAC) à Voiron. Une formation complète où l’on apprend tout : comportement canin, nutrition, entraînement, médecine vétérinaire, pédagogie… et connaissance du milieu montagnard. Car le mushing, ce n’est pas seulement glisser derrière un attelage. « Dès que ça monte, le musher doit fournir autant d’efforts que les chiens : courir, patiner, pousser. » Un sport physique, technique, parfois ponctué de quelques gamelles — « ça fait partie du jeu ». À la tête de son chenil Amaruq, Jean-René travaille avec différentes races (huskies, malamutes, chiens groenlandais, alaskans) et propose aussi des activités hors neige, randonnées canines et baptêmes de traîneau. Les chiens, eux, « adorent le froid isérois ».
La Grande Odyssée, un rêve devenu réalité
Du 10 au 22 janvier, Jean-René prendra le départ de sa première Grande Odyssée Royal Canin, la plus grande course de mi-distance en France et l’une des plus exigeantes d’Europe. Au programme : plus de 350 km, 12 jours de course, du dénivelé à faire pâlir le Grand Nord et des étapes mythiques, d’Avoriaz à Villard-de-Lans, avec un passage très attendu en Isère les 20, 21 et 22 janvier (Col de Porte, Villard-de-Lans). « C’est le Tour de France d’un musher », résume-t-il. Rookie parmi 65 athlètes et 600 chiens, Jean-René ne vise pas la victoire. Son objectif est clair : aller au bout, avec des chiens motivés « le premier comme le dernier jour ».
Solidaires dans l’effort, jusqu’au bout de la trace
La Grande Odyssée, c’est aussi une aventure humaine. Malgré l’effort solitaire, la solidarité est omniprésente. « Si un copain est en difficulté sur la piste, on s’arrête, on aide. » Les vétérinaires officiels veillent au bien-être des chiens à chaque étape. Entre montagne, froid, dépassement de soi et esprit de cordée, Jean-René s’apprête à vivre douze jours hors du temps. Un grand écart assumé entre son quotidien en pétrochimie et les grands espaces alpins.
👉 Rendez-vous en janvier pour suivre la trace de cet Isérois qui, sans perdre le Nord, s’élance dans la plus belle des odyssées.
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