En vacances au Maroc, un jeune grenoblois a fait une drôle de rencontre. En visite à El-Gara, un petit bourg situé à environ une heure de route de Casablanca, Mohamed Tifaki est tombé nez à nez avec un bus arborant encore les couleurs jaune et noire de M Tag, le réseau de transports en commun de l’agglomération grenobloise. Plus étonnant encore : le véhicule porte toujours sa plaque d’immatriculation arrière frappée du « 38 » isérois.
Visiblement en fin de parcours, le bus affiche les marques d’un usage intense : peinture écaillée, carrosserie cabossée, vitres poussiéreuses, pare-choc avant arraché… Mais il est encore en service, transportant désormais des passagers sur les routes marocaines. Mohamed Tifaki n’a pas résisté à publier une vidéo à ses 45 000 abonnés sur TikTok dans laquelle il s’amuse de cette rencontre pour le moins inattendue.
Cette « seconde vie » des bus français en Afrique n’est pas exceptionnelle. Les véhicules réformés par les réseaux urbains trouvent souvent preneurs sur le marché de l’occasion. Ils sont exportés vers des pays où la demande en matériel roulant est forte et les normes de sécurité moindre.
Il n’en reste pas moins que pour un Grenoblois, voir un symbole du quotidien urbain local évoluer dans un décor radicalement différent à des milliers de kilomètres des Alpes peut être un peu déroutant.