À moins d’un an des élections municipales de 2026, un sondage Ipsos réalisé pour Grenoble Mag et Alpes 1 se penche sur l’état d’esprit des Grenoblois. L’enquête, menée auprès de 705 habitants entre le 2 et le 16 mai, s’est intéressée à la qualité de vie perçue, l’évaluation de l’action municipale et la notoriété des personnalités politiques locales.
Une qualité de vie jugée globalement satisfaisante
Même si une partie des grenoblois interrogés (55%) estime qu’elle s’est détériorée ces dix dernières années, la majorité des habitants (72%) est plutôt satisfaite de la qualité de vie dans leur ville. Le développement de la nature en ville, la culture et les actions en faveur des écoles, de la petite enfance et des personnes âgées sont jugés positivement par plus des deux-tiers de la population. La sécurité, le stationnement et la propreté sont les domaines qui génèrent le plus d’insatisfaction.
Les écologistes conservent leur socle
Plus des deux tiers des habitants sont favorables à un changement en profondeur de l’action municipale dans les prochaines années mais 43% souhaitent que la majorité municipale actuelle soit reconduite. On retrouve à peu près le score d’Eric Piolle au premier tour des municipales en 2020 (46%) ce qui laisse penser que le socle qui lui avait permis de l’emporter est toujours là. Eric Piolle demeure la personnalité politique la plus en vue de la ville même si un habitant sur deux avoue ne pas savoir qu’il ne se représentera pas en 2026.
Alain Carignon connu mais pas désiré
Parmi les autres personnalités politiques grenobloises, c’est l’ancien maire Alain Carignon (Les Républicains) qui est, de loin, le plus connu (plus d’un habitant sur deux) devant l’ancienne députée macroniste Émilie Chalas. Les autres candidats potentiels sont identifiés aujourd’hui par moins d’un habitant sur 5. Mais il faut se souvenir que peu de monde connaissait Eric Piolle six mois avant son élection en 2014. Et la notoriété ne présage pas de la popularité d’un candidat. Alain Carignon par exemple peine à convaincre. Seul 24% des personnes interrogées estiment qu’il pourrait faire un bon maire. On retrouve, là aussi, sa jauge de 2020 (23% au deuxième tour). Pour l’emporter en 2026, il faudra être capable de rassembler au-delà de sa base électorale. Et malheureusement, le sondage n’a pas testé les intentions de vote des Grenoblois ni la capacité de rassemblement des candidats.