Neyrpic attire-t-il surtout les jeunes ou s’adresse-t-il à tous ? La restauration est-elle son point fort ? Un an après son ouverture, le centre commercial grenoblois dresse un premier bilan de fréquentation et d’activités, avec les précisions de son directeur, Lionel Schneider.
Un concept hybride
Selon Lionel Schneider, Neyrpic combine shopping, restauration et loisirs avec 115 enseignes, dont 80 boutiques de mode, de décoration, santé et beauté, 22 restaurants, un espace gourmand et 10 000 m² de loisirs indoor. « On y vient du matin au soir, 7 jours sur 7, pour faire du shopping, déjeuner, jouer au bowling ou découvrir de nouvelles activités comme le shuffleboard », explique-t-il.
Beaucoup de jeunes, mais pas que !
Le directeur indique que le centre a accueilli environ 3,5 millions de visiteurs quelques mois après l’ouverture et table sur 5 millions d’ici la fin de l’année. Selon lui, le public varie selon les moments : des étudiants en semaine, des familles et jeunes actifs le week-end. Forcément, les jeunes sont directement la cible du trampoline park, du kids park, du bowling, ou encore des aventures Fort Boyard ou Koh-Lanta. Mais la Direction de Neyrpic insiste sur l’attractivité du centre pour toutes les générations.
Enseignes éphémères : ça peut ne pas prendre !
Lionel Schneider souligne que 60 % des enseignes sont nouvelles à Grenoble, citant Stradivarius, Aromazone ou Nike. Certaines boutiques éphémères permettent aux marques de tester leur implantation avant de s’installer de façon permanente. Ou de quitter les lieux si ça ne fonctionne pas, comme la boutique Növem qui, depuis, a rejoint le centre ville de Grenoble. Le directeur insiste, d’ailleurs, sur la complémentarité avec le centre-ville, plutôt qu’une concurrence.
Projets à venir : un cinéma pour compléter l’offre de loisirs
Parmi les projets annoncés pour les années à venir, un cinéma Megarama de six salles et 1 200 places devrait ouvrir en décembre 2026. Lionel Schneider explique que les travaux ont commencé en septembre et que ce nouvel équipement permettra de maintenir l’offre cinématographique de Grenoble, après la fermeture des six salles du Rex l’année dernière. «Cela permet de garder la capacité de 1 200 fauteuils et de continuer à proposer un cinéma grand public», précise-t-il.
Le directeur souligne également l’importance d’équilibrer l’offre avec les autres cinémas de la métropole : « Megarama travaille en partenariat avec Mon Ciné de Saint-Martin-d’Hères pour respecter l’équilibre entre cinéma grand public et cinéma d’art et essai. » Selon lui, cette implantation répond à un besoin, notamment pour la population étudiante et les habitants de l’est de l’agglomération, « moins bien desservis jusqu’à présent« .
Des recours avaient été déposés par certains acteurs du secteur, mais ceux-ci n’ont pas suspendu le lancement des travaux. Pour Lionel Schneider, le cinéma s’inscrit dans la stratégie de Neyrpic de proposer un lieu de loisirs diversifié et attractif pour tous les publics, en complément des boutiques, restaurants et espaces de divertissement déjà présents.
⤵️ Plus d’infos dans notre interview de Lionel Schneider dans l’émission « Le + »