Une dizaine de militants de l’association L214 se sont rassemblés samedi 24 janvier devant le supermarché Carrefour de Meylan. Objectif : interpeller les clients sur les conditions d’élevage intensif des lapins de la“filière qualité”de l’enseigne et réclamer une réduction massive du nombre d’animaux tués.
Une mobilisation très visible devant le Carrefour de Meylan
Samedi après-midi, les clients du Carrefour de Meylan ont été accueillis par une scène inhabituelle. Devant l’entrée du magasin, une dizaine de militants de L214 ont déployé banderoles et tracts, accompagnés d’un lapin géant ensanglanté en carton, symbole de leur campagne nationale. Les visuels montraient notamment des portraits de lapines reproductrices, accompagnés du slogan“Ne soldons plus leurs vies”.

Les militants ont interpellé directement les consommateurs, cherchant à sensibiliser sur les conditions d’élevage des lapins commercialisés dans la“filière qualité Carrefour”.
Une enquête pointant des conditions d’élevage intensif
Cette action fait suite à la publication d’une enquête menée par L214 dans un élevage du Maine-et-Loire, fournisseur de la filière qualité de Carrefour. Selon l’association, les lapins y vivent enfermés dans de petites cages, sans accès à la lumière du jour, dans deux bâtiments industriels. Les lapines reproductrices sont inséminées à répétition, certaines donnant naissance à plusieurs dizaines de petits en un an. En 2022, l’enseigne s’était engagée à ne plus commercialiser d’animaux élevés en cage d’ici 2025.
La mobilisation de Meylan s’inscrivait dans une journée d’actions coordonnées dans 36 villes en France, de l’Isère au Puy-de-Dôme en passant par le Rhône. D’autres rassemblements ont notamment eu lieu à Clermont-Ferrand et à Vénissieux, près de Lyon.

– 50 % d’animaux tués : la principale revendication
Au-delà de la dénonciation de l’élevage en cage, L214 appelle Carrefour à réduire de 50 % le nombre d’animaux tués pour approvisionner ses rayons. “Carrefour, c’est environ 10 millions d’animaux tués par mois, soit 300 000 par jour. On ne peut pas atteindre de tels volumes sans recourir à l’élevage intensif”, pour les militants grenoblois.
L’association invite également les consommateurs à signer une pétition en ligne et à soutenir le Plant Protein Pact, un plan visant à réduire la part de viande vendue d’ici à 2030 et à développer les alternatives végétales dans la grande distribution.