Un habitant de Tullins âgé de 19 ans vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Grenoble à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique. Le jeune homme avait accidentellement déclenché le tir d’un pistolet-mitrailleur dans un appartement de Saint-Martin-d’Hères, où il gardait une importante quantité de drogue pour le compte de trafiquants locaux.
Un trou dans le mur et une balle sur son lit…
Les faits remontent à la nuit du 14 au 15 septembre. Un étudiant logeant rue du Taillefer, à Saint-Martin-d’Hères (photo de l’immeuble), avait entendu un bruit sourd avant de découvrir un trou dans le mur de sa chambre et une ogive sur son lit. Heureusement indemne, il avait aussitôt alerté la police.
Les enquêteurs avaient rapidement identifié l’appartement voisin comme l’origine du tir. À l’intérieur, ils avaient découvert César, un jeune Isérois sans antécédents judiciaires notables, ainsi qu’un arsenal de drogue : 9 kilos de résine de cannabis, 2 kilos d’herbe et 1,3 kilo de cocaïne, le tout conditionné pour la revente sous le logo d’un point de deal du quartier Renaudie.
Du rêve militaire au trafic de stupéfiants
Quelques mois plus tôt, le jeune homme s’apprêtait à intégrer l’armée, un projet interrompu par une condamnation pour violences, dont il a fait appel. Perdu, sans logement stable, il aurait accepté de garder un appartement servant de dépôt de drogue, en échange d’un couchage et de 50 euros par jour.
Selon l’enquête, la valeur totale des stupéfiants découverts dans le logement dépasse 160 000 euros, signe de la confiance accordée par les trafiquants à leur jeune gardien. César affirme avoir découvert par hasard le pistolet-mitrailleur présent sur les lieux et avoir déclenché un tir involontaire en le manipulant. La balle, tirée en mode semi-automatique, a traversé le mur avant de finir sa course dans la chambre du voisin.
3 ans de prison dont 2 avec sursis
Le tribunal a reconnu le jeune homme coupable de détention d’arme de guerre, de mise en danger de la vie d’autrui et de participation au trafic de stupéfiants. Il a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans assortis d’un sursis probatoire, avec interdiction de paraître en Isère pendant trois ans.