La découverte d’un corps ce week-end dans une forêt du Pilat pourrait bien être l’épilogue d’une affaire qui a débuté il y a cinq mois. Le 11 mai, la famille de Christophe Barbereau, 44 ans, professeur de philosophie dans un lycée de Vienne, signalait la disparition du quadragénaire.
Domicilié dans le village isérois de Reventin-Vaugris, il était parti de chez lui au guidon de sa moto sans donner de nouvelles. Cinq jours plus tard, la moto et son casque avaient été découverts, à une trentaine de kilomètres de son domicile, au départ d’un sentier de randonnée sur la commune de Doizieux dans La Loire (photo).
Une vaste battue, réunissant près de 200 volontaires, avait alors été organisée par les gendarmes, sans résultat. Les investigations n’avaient révélé ni mouvement bancaire, ni activité téléphonique de l’enseignant. La médiatisation de sa disparition avait, par contre, fait sortir dans la presse une autre affaire le concernant.
Christophe Barbereau faisait l’objet de deux plaintes récentes pour viol et agression sexuelle sur mineures, déposées à Blois et à Chartres. Les faits présumés remontaient à plus de quinze ans mais les plaintes étaient récentes et l’enseignant aurait eu connaissance de l’une d’elle peu avant sa disparition. La thèse du suicide ou de la disparition volontaire étaient donc privilégiées.
Ce samedi, c’est un chasseur qui a fait la macabre découverte dans une forêt de Doizieux. Le corps, en décomposition avancée, était pendu à un arbre. Le dernier achat de l’enseignant, effectué dans un magasin de bricolage de Vienne juste avant sa disparition, concernait du ruban adhésif et une corde…