Un éducateur de rue de 35 ans a été placé en garde à vue mercredi 25 février à Échirolles pour rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Une trentaine de personnes se sont rassemblées jeudi matin devant l’hôtel de police de Grenoble pour demander sa libération sans poursuites. Il a finalement été remis en liberté avec une convocation pour une composition pénale.
Les faits se sont déroulés mercredi vers 15 heures dans le secteur du Gâtinais, à Échirolles. Selon la Direction interdépartementale de la police nationale de l’Isère, l’homme se trouvait sur un point de deal lorsque des policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) ont procédé à son contrôle. Toujours selon la police, le contrôle aurait dégénéré. Le trentenaire se serait rebellé et aurait porté un coup de coude à un fonctionnaire. Il a été interpellé puis placé en garde à vue pour rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.
Un collectif dénonce une garde à vue « choquante »
L’arrestation a suscité la réaction du Collectif national de la prév’, qui affirme que l’éducateur exerçait son activité professionnelle au moment des faits. Dans un communiqué, le collectif se dit « choqué » par son placement en garde à vue et évoque un « mépris d’un professionnel en fonction », estimant que cette situation interroge les conditions d’exercice des travailleurs sociaux. Jeudi matin, une trentaine de manifestants se sont réunis devant l’hôtel de police de Grenoble pour demander la levée de la garde à vue et la libération sans poursuites de leur collègue. Parmi eux figurait notamment Baptiste Anglade, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaire (NPAR), venu afficher son soutien.
Une convocation pour une composition pénale
Sur décision du procureur de la République de Grenoble, l’éducateur a été remis en liberté. Il devra répondre des faits dans le cadre d’une composition pénale. Cette procédure alternative aux poursuites permet de sanctionner rapidement une infraction sans procès, à condition que la personne mise en cause reconnaisse les faits qui lui sont reprochés.