Un an après l’éboulement, les habitants paient toujours pour aller travailler : la gratuité de l’A49 exigée

Privés de route depuis l’éboulement géant de La Rivière, des milliers d’habitants du sud de Grenoble doivent emprunter chaque jour l’A49… à leurs frais. Élus et citoyens unissent leurs voix pour réclamer la gratuité de ce tronçon autoroutier devenu indispensable.

Plus d’un an d’attente
Cela fait maintenant un an que les communes situées entre le Vercors et le Sud-Grésivaudan vivent coupées de Grenoble. En juillet 2024, un million de m³ de roches s’effondraient sur la RD 1532 entre Saint-Gervais et La Rivière. Miracle : aucune victime. Mais depuis, aucune solution routière n’a permis de rétablir un passage direct vers l’agglomération grenobloise. Résultat : les habitants n’ont plus le choix. Pour aller travailler, consulter un médecin ou simplement se déplacer, ils doivent contourner l’éboulement soit par des routes locales saturées, soit par l’autoroute A49, avec péage à la clé.

« On paie pour un drame qu’on n’a pas causé »
Maires, députée, sénateur et conseillers départementaux montent aujourd’hui au créneau. Dans une tribune adressée à la préfète de l’Isère et au gestionnaire APRR-AREA, ils réclament la gratuité totale du tronçon autoroutier entre Vinay et Tullins, utilisé quotidiennement par les habitants des 14 communes impactées. « Ce n’est pas un confort, c’est une nécessité. On ne devrait pas avoir à payer pour un drame que l’on subit », dénoncent les élus.
Selon leurs calculs, chaque foyer concerné dépenserait entre 40 et 60 € par mois pour cinq allers-retours hebdomadaires, même après la réduction de 50 % accordée aux usagers équipés d’un badge télépéage.

Une mobilisation citoyenne toujours plus forte
Derrière cette mobilisation politique, une colère citoyenne grandissante. L’association La Montagne Gronde, née dans la foulée de la catastrophe, porte la voix des habitants et demande non seulement la gratuité de l’A49, mais aussi des réponses sur les causes de l’éboulement. Une pétition en ligne lancée en 2024 rassemble désormais plus de 6 000 signatures. Preuve que la mesure est attendue bien au-delà des cercles militants.

Un enjeu de justice et d’équité territoriale
Avec près d’un tiers des habitants concernés travaillant dans la métropole grenobloise, la situation n’est plus tenable, affirment les signataires de la tribune. La gratuité de ce tronçon ne serait pas une faveur, mais une mesure de justice fiscale et d’aménagement du territoire. Alors que les travaux de dégagement de la RD 1532 s’annoncent longs et complexes, la balle est désormais dans le camp des autorités.

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