À tout juste 22 ans, Paul Magnier a remporté ce vendredi 8 mai la première étape du Tour d’Italie à Burgas, en Bulgarie, s’offrant au passage le premier maillot rose de sa carrière. Une victoire de prestige pour le jeune sprinteur isérois qui fait partie des grands espoirs du cyclisme français.
Dans un sprint final marqué par une lourde chute à 600 mètres de l’arrivée, le coureur de l’équipe Soudal Quick-Step a parfaitement évité le piège pour devancer le Danois Tobias Lund Andresen et le Britannique Ethan Vernon. Une première victoire sur un Grand Tour pour celui qui a découvert le Giro l’an passé.

Ancien vététiste et cyclo-crossman, Paul Magnier, qui vit à Varces dans l’agglomération grenobloise, s’est imposé comme l’un des jeunes sprinteurs les plus prometteurs de sa génération. Son ascension a été fulgurante avec une victoire dès sa première course professionnelle en 2024 et l’an dernier, avec 16 succès, il a battu le record français du plus grand nombre de victoires en une saison.
Même s’il a démarré en trombe la saison 2026 avec un doublé d’étapes sur Tour de l’Algarve au Portugal, la suite a été moins prolifique avec plusieurs chutes et ennuis mécaniques qui ne lui ont pas permis de performer sur les classiques belges ou Milan-San Remo.
À l’approche du Giro, plusieurs observateurs le plaçaient néanmoins parmi les outsiders capables de rivaliser avec les meilleurs sprinteurs du peloton mondial, comme Jonathan Milan ou Dylan Groenewegen. "L’an dernier, je venais pour découvrir la course. Cette année, je suis là pour gagner", déclarait-il avant le départ en Bulgarie. Une ambition assumée qui s’est concrétisée dès la première journée avec en prime le maillot rose de leader.