Accueillir une étape d’un grand tour cycliste, c’est l’assurance d’une belle visibilité médiatique. Mais cette exposition a un prix. Cet été, deux communes iséroises ont eu les honneurs du peloton : Vif en juillet, avec le départ de la 18ᵉ étape du Tour de France, et Voiron ce mardi, en accueillant l’arrivée de la 4ᵉ étape de la Vuelta (Tour d’Espagne).
Le prix d’un départ du Tour de France à Vif
Obtenir un départ d’étape du Tour de France coûte 120 000 €. Une somme importante pour une ville de 8 500 habitants comme Vif. Mais la commune n’a eu à en assumer qu’une petite partie : 12 000 €, soit 10 % du montant total. Le reste de la facture a été partagé entre Grenoble Alpes Métropole, le Département de l’Isère et le SMMAG (Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise), chacun contribuant à hauteur de 36 000 €.
L’arrivée de la Vuelta à Voiron
Pour la Vuelta, la note est un peu moins élevée : 84 000 € (70 000 € HT) pour l’arrivée d’étape à Voiron. Là encore, la ville n’a pas eu à financer seule l’événement. Le Département de l’Isère, le Pays Voironnais et le SMMAG*, ont pris en charge les deux tiers du montant. (*sa compétence s’étend désormais sur le Voironnais avec parmi ses missions, la promotion des déplacements en vélo).
Retombées économiques variables
Les organisateurs assurent que ces investissements sont largement rentabilisés. Christian Prudhomme, directeur d’ASO (organisateur du Tour et de la Vuelta), estime qu’“un euro dépensé par une collectivité rapporte entre trois et sept euros pour l’économie locale”. Des chiffres difficiles à vérifier.
Dans le cas de Vif, les hôtels et restaurants de l’agglomération grenobloise ont profité du passage du Tour, puisque le départ faisait suite à une journée de repos. À Voiron en revanche, l’impact sera moindre : les coureurs et la caravane vont quitter la ville dès l’arrivée franchie, direction Girone (Espagne), où se déroulera la 5ᵉ étape mercredi.