En 1977, le site de Creys-Malville devient le théâtre d’un affrontement qui marquera durablement l’histoire des luttes écologistes en France. Lors d’une manifestation contre le projet de centrale nucléaire Superphénix, Vita Michalon, un jeune militant trouve la mort après avoir été touché par une grenade offensive. Pour la première fois dans le pays, la mobilisation environnementale est frappée par la disparition d’un manifestant.

Près d’un demi-siècle plus tard, cet épisode reste un symbole des tensions récurrentes entre défenseurs de l’environnement et pouvoir public autour des grands projets d’aménagement. De Sivens, dans le Tarn, en 2014, à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, en 2023, les mêmes fractures semblent ressurgir : affrontements violents, maintien de l’ordre contesté et dialogue rompu entre militants et autorités.

Le documentaire Creys-Malville 1977, mourir pour la planète revient sur ce moment fondateur à travers des archives inédites et les témoignages d’acteurs de l’époque, qu’ils soient militants, témoins ou représentants des forces de l’ordre. Le film retrace les mécanismes qui, décennie après décennie, alimentent ces conflits et conduisent parfois à des drames humains.

À l’heure où les enjeux environnementaux suscitent de nouvelles mobilisations partout en France, le documentaire interroge également les moyens d’éviter l’escalade de la violence et de repenser le dialogue autour des projets contestés. Un travail de mémoire qui résonne particulièrement dans une région grenobloise historiquement marquée par les combats écologistes et citoyens.

👉 Creys-Malville 1977, mourir pour la planète ce lundi 25 mai à 23h10 sur France 3

plaque Vita Michalon - Superphénix
Plaque commémorative des affrontements du 31 juillet 1977 (photo : Morgane Production )

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