Sondage pour 2026 à Grenoble : les écologistes largement en tête !

Un premier sondage réalisé pour l’ADES (Association démocratie Ecologie Solidarité) et publié par Le Dauphiné Libéré place la liste écologiste menée par Laurence Ruffin en tête pour les prochaines élections municipales à Grenoble. Selon cette enquête, la majorité sortante obtiendrait 45 % des voix dès le premier tour en cas d’union de la gauche. En revanche, si la gauche reste dispersée comme c’est le cas actuellement avec au moins quatre autres listes, le score de Laurence Ruffin tomberait à 31 %.

Vers un duel Ruffin-Carignon ?

A droite même s’il n’est pas officiellement investi par Les Républicains, Alain Carignon arrive en deuxième position dans les deux scénarios, avec 24 % à 22 % des intentions de vote, en légère progression par rapport aux 20 % qu’il avait obtenus en 2020. C’est donc pour l’instant un match Ruffin-Carignon qui se dessine au second tour.

Une union au centre pour créer la dynamique ?

Du côté du centre, deux candidatures sont testées : la macroniste Emilie Chalas qui n’a pas encore communiqué sur ses intentions, recueillerait entre 11 % et 14 % des voix. Elle devancerait son concurrent direct, l’avocat Hervé Gerbi, déclaré depuis plus de six mois et soutenu par Horizons (le parti d’Edouard Philippe), qui obtiendrait entre 7 % et 9 %, un score similaire à celui qu’il avait atteint lors de la législative partielle à Grenoble en janvier dernier (8,5%).

Stratégie perdante pour La France Insoumise ?

À gauche, une division pourrait coûter cher à La France Insoumise : la liste autonome tournerait autour de 12 % et pourrait ne pas peser au deuxième tour (il faut dépasser les 10% pour se maintenir). Cette semaine, l’une des principales élues insoumises de l’Isère a d’ailleurs remis en question la pertinence de cette candidature d’Allan Brunon.

Vers qui va pencher le Parti Socialiste ?

Romain Gentil, membre de Place Publique et soutenu par les Radicaux de Gauche, les écologistes d’Equinoxe et une alliance citoyenne, recueillerait 9 % des intentions de vote. Quant au Parti Socialiste, qui a pourtant une candidate déclarée en la personne de la conseillère départementale Amandine Germain, il n’a pas été testé dans ce sondage mais rattaché d’office à la liste écologiste…

Le Rassemblement National en régression

Contrairement à la tendance nationale, le RN régresserait par rapport à sa dernière participation aux municipales grenobloises en 2014 (12,5%). Valentin Gabriac, le jeune candidat qui devrait mener la liste, ne réunirait pas plus de 8% des suffrages et serait donc éliminé du second tour.

Des premiers chiffres à prendre avec prudence

Cette première projection, réalisée par l’Institut Cluster 17, ne sera sûrement pas la dernière. En 2014, quelques semaines avant l’élection municipale, un sondage donnait Jérôme Safar, alors premier adjoint de Michel Destot, en très bonne position pour succéder au maire socialiste qui ne se représentait pas. Mais le jour du vote, c’est la liste d’Eric Piolle qui avait largement gagné. L’histoire rappelle donc qu’il faut toujours prendre ces chiffres avec prudence. Surtout à plus de cinq mois du scrutin.

Partager cet article