Le géant chinois de l’ultra fast-fashion Shein va bientôt quitter le BHV à Paris. Une décision annoncée cette semaine par la nouvelle direction du célèbre grand magasin parisien, qui souhaite tourner la page d’un partenariat ayant suscité de nombreuses critiques depuis son lancement fin 2025. Cependant, cette rupture ne concerne pas les magasins de province dont Grenoble.

À Paris, le partenariat entre le BHV et Shein n’aura duré que quelques mois. Installée depuis novembre 2025 dans le grand magasin du quartier du Marais, la marque chinoise était devenue le symbole des tensions autour de l’ultra fast-fashion. Son arrivée avait provoqué une vive polémique, plusieurs marques quittant le BHV pour protester contre cette collaboration.

Le société SGM propriétaires des magasins BHV vient de céder celui de Paris. Le changement de propriétaire a précipité la rupture du partenariat. Le nouveau directeur a lui-même qualifié l’opération d’erreur stratégique. Son objectif est désormais de recentrer le BHV sur ses activités historiques : la maison, la décoration, le bricolage et l’art de vivre.

Grenoble n’est pas concernée

Contrairement à ce qui pourrait être pensé, la fin du partenariat parisien ne signifie pas le départ de Shein de l’ensemble du réseau BHV. Les magasins de province sont toujours exploités par la SGM et conservent pour l’instant leurs espaces dédiés à l’enseigne chinoise. C’est notamment le cas à Grenoble, où une boutique Shein a ouvert au sein du BHV (ex Galeries Lafayette) fin février.

BHV Grenoble

Le BHV grenoblois fait partie des cinq magasins de province – avec Angers, Dijon, Limoges et Reims – ayant accueilli des espaces permanents de la marque cette année. La direction de la SGM n’a annoncé aucune remise en cause de cette stratégie commerciale même si la fréquentation, au bout de quatre mois, est loin d’être au rendez-vous.

Un sujet qui divise à Grenoble

L’arrivée de Shein dans la capitale des Alpes n’avait pas laissé indifférent. Si une partie des commerçants y était plutôt favorable, plusieurs associations environnementales et collectifs citoyens avaient dénoncé l’implantation de la marque, pointant son impact écologique, ses pratiques de production et les conséquences de l’ultra fast-fashion sur le commerce local. Des rassemblements avaient même été organisés devant le magasin grenoblois.