Annoncée en ville, l’arrivée de Shein relance le débat sur la fast-fashion et nos poubelles. Sur le plateau du “+”, Lionel Coiffard, vice-président de Grenoble Alpes Métropole (prévention, collecte et valorisation des déchets), a posé les enjeux très simplement: qualité du tri, coût pour les habitants, gestes à adopter.
Fast-fashion = déchets rapides
Pour l’élu, pas de détour : « Shein, dans mon secteur, c’est un déchet. On lave deux fois, ça part à la poubelle. » Des vêtements pas chers qui finissent vite dans les bacs… et dont le coût de destruction est assumé par la collectivité.
Poubelles mal triées, collecte refusée
Depuis le 1er octobre, la règle est claire : une poubelle jaune mal triée peut ne pas être ramassée en maison individuelle. Un autocollant d’avertissement est posé, et le bac reste sur le trottoir jusqu’au prochain passage. Objectif : améliorer la qualité du tri et protéger le nouveau centre de traitement.
Les bons gestes rappelés
Les emballages (plastique, carton, métal) se jettent en vrac, pas dans un sac plastique.
Le verre va dans les colonnes dédiées.
Les objets (électroménager, jouets, stylos…) doivent être déposés en déchèterie.
Un enjeu économique et écologique
L’arrivée de Shein pose une question plus large : comment concilier consommation, attractivité commerciale et gestion des déchets ? Pour Lionel Coiffard, tout commence par un choix citoyen : acheter moins, acheter mieux, et trier correctement.