Service national volontaire : ce qu’en pensent les lycéens présents à Varces

Lors de son discours ce jeudi à la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne de Varces, le président de la République a officialisé la création d’un service national volontaire. Ce jour-là, plusieurs lycéens isérois assistaient à leur Journée Défense Citoyenneté (JDC)… et se sont retrouvés, par hasard, juste à côté du Chef de l’État au moment de l’annonce !

“Beaucoup pensaient que c’était une blague !”

Pour Pierrick, 17 ans, le hasard a bien fait les choses :“C’est vraiment fou, on n’a pas choisi mais tant mieux.
Lisa, élève de Première, a elle aussi reçu la nouvelle avec surprise :“ C’est sûr que là on s’en souviendra ! Beaucoup pensaient que c’était une blague tellement c’était surprenant.
Antonin raconte de son côté, la drôle d’annonce de dernière minute : venir pour une simple JDC, puis se retrouver“entouré de plein de militaires”, à quelques centimètres du Président pendant son allocution. Un moment un peu stressant mais impressionnant, qui les a“inclus auprès des militaires”, dit-il.

Volontariat : entre réflexion, curiosité et prudence

Face à la création de ce service militaire volontaire, et l’idée de s’engager eux-mêmes, les lycéens se montrent partagés.
Pour Jade, l’idée est positive pour ceux qui souhaitent s’engager :“Si tu veux t’investir pour la Nation, moi je trouve ça très bien.”Elle-même ne s’y reconnaît pas pour l’instant, mais juge l’annonce intéressante.
Pierrick, lui, reste dans l’attente :“ Ça fait réfléchir… peut-être, pourquoi pas.”
Antonin accueille l’annonce de ce type de service sans vouloir s’y engager, estimant que“la situation est tendue”et qu’on ne peut“pas se laisser marcher dessus”.

L’éventuelle obligation qui inquiète

La petite précision ajoutée dans le discours — la possibilité que le service devienne obligatoire en cas de crise majeure — a vivement marqué les jeunes.
Antonin l’admet : cette phrase lui a“fait assez peur”. Il craint que le volontariat ne soit qu’un premier pas avant une mobilisation plus large :“Peut-être que c’est une façon plus belle de dire qu’on aura besoin d’armée, et qu’on est la future chair à canon.”
Jade, elle, reconnaît ne pas savoir si la France est réellement menacée à ce point, et reste dans l’incertitude :“Est-ce que nous, on est menacés ? Je ne pense pas que grand monde a la réponse.”
Tous partagent une forme de flou face à la situation géopolitique, et un mélange de peur, de prudence et de réflexion.

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