Les salariés de M’Vélo+, le service de location de vélos métropolitain, se sont mis en grève ce jeudi 13 novembre à Grenoble. Une mobilisation qui met en lumière un malaise profond autour des salaires, du manque de reconnaissance et de la dégradation des conditions de travail.
Des équipes en tension permanente
Depuis plusieurs mois, le service géré par l’entreprise Cykleo fait face à un important turn-over. Les départs s’enchaînent, les équipes peinent à se stabiliser, et le climat de travail se dégrade. Entre surcharge de tâches, manque de moyens et rythme soutenu, les agents dénoncent une perte progressive du sens de leur mission, pourtant essentielle à la mobilité urbaine grenobloise.
Des salaires qui stagnent
Autre motif de colère : des rémunérations jugées trop faibles, sans revalorisation significative depuis plusieurs années. Une partie du personnel se situe désormais à peine au-dessus du seuil de pauvreté, dans un contexte d’inflation et de hausse du coût de la vie. Pour beaucoup, le contraste est fort entre le discours sur la transition écologique et la réalité sociale des agents chargés de la faire vivre au quotidien.
Un service fragilisé
La suppression récente des tarifs solidaires pour les foyers modestes et les étudiants a renforcé le sentiment d’injustice.
Les salariés redoutent que ces choix économiques fragilisent non seulement la mission sociale de M’Vélo+, mais aussi la cohésion interne. Si l’accueil du public reste assuré, le mouvement de grève se veut un signal d’alerte adressé aux responsables du SMMAG, afin de rouvrir le dialogue autour des conditions de travail et de la reconnaissance du personnel.
Photo : Grenoble Alpes Métropole