À quelques jours du second tour des élections municipales, deux meetings de fin de campagne se sont succédés à Grenoble ce mercredi 18 mars. À 18 heures, Alain Carignon réunissait ses soutiens devant son local. À 19h30, Laurence Ruffin investissait le Palais des Sports. Deux rassemblements, deux dynamiques, dans une campagne marquée par l’opposition entre deux projets politiques.
Mercredi soir, la campagne grenobloise a connu son point d’orgue. À 18 heures, Alain Carignon réunissait ses soutiens devant son local de campagne. À 19h30, Laurence Ruffin prenait la parole au Palais des Sports.Deux rassemblements distincts, mais un même objectif : convaincre dans les derniers jours. Et, en filigrane, des discours qui se répondaient sans jamais se croiser.
À gauche, un meeting placé sous le signe de l’union
Au Palais des Sports, Laurence Ruffin était entourée de plusieurs figures politiques de gauche, parmi lesquelles François Ruffin, Cyrielle Chatelain, Guillaume Gontard, le maire sortant Éric Piolle, ainsi que Philippe Rio, maire de Grigny. Des élus locaux avaient également fait le déplacement, comme Guillaume Lissy (Seyssins), Laurent Amadieu (Saint-Égrève), Amandine Demore (Échirolles) et David Queiros (Saint-Martin-d’Hères), illustrant un rassemblement élargi.


Dans son discours, la candidate a insisté sur la dynamique d’union : « On est à 58 % de vote favorable à la gauche (…) notre objectif, ça a été d’unir la gauche », évoquant une coalition construite « face à un projet (…) réactionnaire ». À ses côtés, François Ruffin s’est montré confiant, affirmant que « le choix est simple » et que les électeurs devront trancher « entre quelqu’un à qui il faut dire non (…) et une ville dont on peut être fiers ». Cyrielle Chatelain a, elle, souligné l’enjeu du scrutin : « soit Grenoble a la première femme maire, soit elle a son premier maire condamné », parlant d’un « choix historique ».


L’accord avec La France insoumise a été présenté comme une « capacité à faire union », même si Allan Brunon, désormais quatrième sur la liste après cette alliance, n’était pas présent lors du meeting.
À droite, des soutiens locaux et une offensive contre l’alliance
Un peu plus tôt, Alain Carignon réunissait ses soutiens devant son local, en présence de plusieurs figures de la droite iséroise venues lui apporter leur appui. Parmi elles, Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère, Henri Baile, président de la Communauté de communes Le Grésivaudan, Julien Polat, maire de Voiron, ainsi que la sénatrice Frédérique Puissat.


Jean-Pierre Barbier a dénoncé « une campagne abjecte » et fustigé « cette association (…) avec la France insoumise », qu’il juge « insupportable », appelant à « un sursaut à Grenoble ». Dans la même dynamique, Alain Carignon a critiqué l’alliance conclue par sa concurrente, évoquant « un danger pour la ville » et une coalition susceptible de « paralyser » l’action municipale. Il a appelé ses soutiens à « expliquer le risque » aux électeurs dans les derniers jours.


Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre Grenoble et les territoires voisins, mettant en avant une volonté de « réconcilier » la ville avec son environnement.
Rendez-vous dimanche 22 mars
Si les deux meetings se sont tenus à une heure et demie d’intervalle, les discours ont largement dialogué… par déclarations interposées. D’un côté, une gauche qui revendique son union comme une réponse politique et électorale. De l’autre, une droite qui fait de cette alliance son principal angle d’attaque.
À distance, les deux camps se sont ainsi « tiré dessus » par prises de parole, illustrant une campagne tendue jusqu’aux dernières heures. Dimanche 22 mars, les électeurs auront le dernier mot.