Après l’éboulement survenu fin janvier à Poliénas, en Isère, le trafic ferroviaire sur la ligne Valence–Moirans reste totalement interrompu. Selon SNCF Réseau, au moins un mois de travaux sera nécessaire avant une reprise partielle des circulations, envisagée début mars.
Jeudi 29 janvier, un éboulement de remblai bordant les voies ferrées s’est produit sur la commune de Poliénas (Isère). Pour des raisons de sécurité, la circulation des trains a été immédiatement interrompue dans les deux sens, sur un axe ferroviaire stratégique entre Valence et Moirans. L’accès au site reste aujourd’hui particulièrement périlleux, compliquant les opérations de sécurisation et de diagnostic.
Des expertises toujours en cours sur un site instable
Depuis l’incident, les équipes de SNCF Réseau sont mobilisées pour mener des travaux préliminaires de débroussaillage et engager les expertises techniques nécessaires. Celles-ci se poursuivent avec l’appui de bureaux d’études et d’ingénierie spécialisés, afin d’identifier précisément les causes de l’éboulement et définir les travaux à engager. Au total, 70 agents de SNCF Réseau et des entreprises partenaires sont déjà intervenus sur le site depuis l’éboulement.

Sécurisation en cours et premiers travaux engagés
En parallèle des études, la sécurisation du site se poursuit. Elle comprend notamment la pose d’un filet de protection, le renforcement du mur existant ainsi que le déblaiement des matériaux qui ont glissé jusqu’aux voies ferrées. Ces opérations sont indispensables avant toute reprise, même partielle, du trafic ferroviaire.

Une reprise partielle espérée début mars
Compte tenu de l’ampleur des travaux déjà programmés, les circulations ferroviaires resteront interrompues au minimum jusqu’au début du mois de mars. Si aucun aléa de chantier ne survient, une des deux voies pourrait alors être rouverte, permettant la reprise de liaisons entre Grenoble et Tullins, dans les deux sens, avec une vitesse réduite sur la zone concernée.Les travaux se poursuivront ensuite pour renforcer durablement le remblai et reconstruire le mur de protection, condition nécessaire à la reprise complète du trafic entre Valence et Moirans.