Officier de police judiciaire au commissariat de Voiron, il était aussi propriétaire d’un pressing installé à deux pas de son lieu de travail. Un ami y travaillait sans être déclaré ni rémunéré officiellement. Condamné le 23 avril pour travail dissimulé, le fonctionnaire écope de six mois de prison avec sursis et de 5 000 euros d’amende.

Selon le communiqué du bureau du procureur de la République de Grenoble, ce fonctionnaire de police, officier de police judiciaire récemment affecté au commissariat de Voiron après avoir exercé à l’hôtel de police de Grenoble, détenait de façon majoritaire des parts d’une société exploitant un pressing situé à proximité de son lieu de travail. Depuis le début de l’année 2025, les investigations ont établi que l’établissement fonctionnait grâce au travail d’une de ses connaissances, employée sans déclaration ni rémunération officielle.

Garde à vue, aveux et plaider-coupable le même jour

Placé en garde à vue le 23 avril, le policier a reconnu les faits. Il a souhaité être jugé selon la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), plus connue sous le nom de plaider-coupable. Le parquet et son conseil s’étant accordés sur la peine, celle-ci a été homologuée par un juge le jour même : six mois d’emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d’amende. La condamnation est désormais définitive.

Le policier est également suspendu en attendant l’issue de la procédure disciplinaire engagée au sein de la Direction interdépartementale de la police nationale.

Partager cet article