Avant le vote de ce jeudi qui entérinera le président de la Métropole grenobloise, les présidents du Département, du Pays Voironnais et du Grésivaudan alertent face aux dérives préoccupantes qui menacent, selon selon eux, le territoire.

Au centre de leurs inquiétudes : la possible formation d’un exécutif reposant sur un accord technique avec La France Insoumise. Jean-Pierre Barbier (président de l’Isère), Henri Baile (président du Grésivaudan) et Freddy Rey (président du Pays Voironnais) estiment qu’un rapprochement avec une formation qu’ils qualifient « d’extrémiste et d’anti-républicaine aurait inévitablement des répercussions sur l’ensemble des instances de coopération territoriale auxquelles la Métropole de Grenoble est associée avec les institutions que nous représentons ».

Ils citent le SMMAG, le SCoT de la région grenobloise, l’EPFL du Dauphiné ou encore le SYMBHI, des structures intercommunales pas forcément très connues du grand public mais qui jouent un rôle clé dans le quotidien des habitants dans les domaines de la mobilité, de l’urbanisme, de la gestion des ressources ou la prévention des risques.

Face à cette situation, ces trois présidents, dont deux d’entre-eux ont été élus dans leur commune et à la tête de leur intercommunalité sans la moindre opposition, appellent à la responsabilité de leurs homologues métropolitains. Ils estiment que la présidence de la Métropole ne doit pas être considérée comme un enjeu partisan, mais comme un mandat au service de l’ensemble du territoire et de ses habitants.

Une prise de position finalement assez prévisible pour ces trois présidents de droite. Il y a un mois, Jean-Pierre Barbier et Henri Baile avaient soutenu la candidature d’Alain Carignon à la mairie de Grenoble face à l’alliance entre Laurence Ruffin et LFI. Un soutien qui n’avait pas porté ses fruits.

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