Après le décès de l’Isérois Florian Duboeuf, lundi 31 août à Chamrousse, un autre guide de haute montagne a trouvé la mort ce week-end en pratiquant l’escalade dans le massif du Mont-Blanc.
Figure de la montagne chamoniarde, Thierry Renault était membre de la célèbre Compagnie des guides de Chamonix. À 68 ans, il avait conservé une passion intacte pour l’escalade et l’ouverture de nouvelles voies.
Tout au long de sa carrière, il s’est illustré dans l’escalade de haut niveau en réalisant des ascensions particulièrement exigeantes. En 1990, avec Alain Ghersen, il avait grimpé en libre Digital Crack, à l’Aiguille du Midi, une voie devenue emblématique de l’escalade chamoniarde.
Son corps retrouvé au pied du Brévent
C’est d’ailleurs au pied d’un autre sommet mythique du massif, le Brévent, que son corps a été retrouvé ce dimanche 6 septembre. Une face sud (en photo) sur laquelle il avait ouvert une demi-douzaine d’itinéraires.
Il semblerait d’ailleurs que l’accident se soit produit alors qu’il était en train de rééquiper l’une de ses voies. Il était parti seul et sa chute, qui se serait produite la veille, n’a eu aucun témoin.
Au moins cinq guides tués cette année
Ce sont d’autres grimpeurs qui s’apprêtaient à escalader la voie ce dimanche matin qui ont découvert son corps sans vie et ont donné l’alerte. Une enquête va tenter de préciser les circonstances de ce drame qui touche à nouveau les professionnels de la montagne.
Alors que les 49 lauréats de la promotion 2026 (dont 3 femmes) ont reçu leur diplôme vendredi, la profession déplore la mort d’au moins cinq guide français (et un aspirant guide) en un peu plus de cinq mois. La série noire avait débuté le 24 mars avec le décès de Benjamin Ribeyre, au-dessus de La Grave en Oisans.


