Nordahl Lelandais condamné à Colmar : un an de prison ferme et retrait de l’autorité parentale

Jugé à huis clos ce vendredi par le tribunal correctionnel de Colmar, Nordahl Lelandais a été condamné à un an de prison ferme pour des violences conjugales commises en parloir, en présence de son fils de moins de deux ans. Le tribunal a également décidé du retrait de son autorité parentale.

Une audience à huis clos pour protéger l’enfant

Après avoir refusé de comparaître fin août, Nordahl Lelandais était présent ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Colmar. L’audience s’est tenue à huis clos, à la demande du prévenu, de sa compagne et de l’avocat de la partie civile, représentant l’enfant. Le tribunal a justifié cette décision par « l’hypermédiatisation de l’affaire » et la nécessité de protéger le mineur. Le procureur de Colmar s’y était opposé, estimant que « la publicité des débats est le principe ».

Un an de prison ferme et retrait de l’autorité parentale

Nordahl Lelandais a été reconnu coupable de violences sur sa compagne, survenues en juin dernier lors d’un parloir en prison. Ces faits se sont déroulés en présence de son fils, âgé de moins de deux ans. Le tribunal l’a condamné à un an de prison ferme, assorti d’une interdiction de contact avec son enfant pour une durée de trois ans. Il a en outre prononcé le retrait de l’autorité parentale, afin de protéger le mineur « de la pression médiatique et de comportements violents ».

Une décision en partie contestée par la compagne

La compagne de Nordahl Lelandais, rencontrée par correspondance alors qu’il était détenu, a pour la première fois pris la parole dans les colonnes du Parisien. Elle conteste avoir été victime de violences et dénonce une décision de justice qui ne prendrait pas en compte l’intérêt de l’enfant : « La question n’est pas de savoir s’il a le droit d’être père, mais si mon fils a le droit d’avoir un papa. »

Un détenu déjà lourdement condamné

Nordahl Lelandais purge actuellement une peine de réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, à la prison d’Ensisheim. En 2021, il avait été condamné pour le meurtre du caporal Arthur Noyer, puis en 2022 pour l’enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys de Araujo, 8 ans, à Pont-de-Beauvoisin (Isère). Son casier comporte également des condamnations pour recel, vol et dégradations. En mars 2025, la cour d’appel de Reims l’a condamné à un an ferme pour agression sexuelle et menaces envers une petite-cousine de 14 ans au moment des faits. Il a formé un pourvoi en cassation.

Partager cet article