Au lendemain des élections municipales, on peut tirer un premier bilan de ce scrutin avant le troisième tour prévu à la Métropole dans moins d’un mois.
Si 82% des maires de l’agglomération ont été élus dès le premier tour (40 sur 49), près de 60 % de la population métropolitaine est retournée voter dimanche pour le second tour qui concernait peu de communes mais avec beaucoup d’habitants comme à Grenoble ou Echirolles.
La prime au sortant a une nouvelle fois bien fonctionné sur ces élections municipales. Seulement trois maires en place ont été battus : au Sappey-en-Chartreuse avec la défaite de Dominique Escaron, à Domène (Chrystel Bayon) et à Meylan (Philippe Cardin).
Tous les autres maires sortants ont été reconduits et comme treize avaient décidé de ne pas se représenter, ce sont au final seize nouveaux visages qui font leur apparition dans le paysage politique local. Parmi eux, Loïc Marissal. A 34 ans, le nouveau maire de Domène sera le plus jeune de l’agglomération. Françoise Fontana, maire d’Herbeys, élue depuis 2014, reste la doyenne (78 ans).

Même si, dans beaucoup de petites communes, les listes n’affichent pas d’étiquette politique, on peut considérer que cinq d’entre-elles ont changé de bord. La gauche a perdu trois villes : Meylan, Varces et Champ-sur-Drac. La droite en a perdu deux : Vif et Le Sappey-en-Chartreuse. A Seyssins, la bascule a été évitée pour deux petites voix…
Au global, avec l’apport de Grenoble où elle réalise le double de son score de 2020, la droite devrait gagner au moins trois sièges au conseil métropolitain alors que le nombre de places passe de 119 à 110. Au-delà de l’arrivée de La France Insoumise qui disposera pour la première fois d’un groupe autonome d’au moins 7 élus, la droite est finalement la seule force politique déjà en place à sortir renforcée de ces Municipales au niveau de l’agglomération. Mais aura-t-elle pour autant les moyens de peser sur l’élection du futur la président de la Métropole ? Réponse le 17 avril.
