À l’issue du premier tour des élections municipales à Vif, quatre candidats restent en lice pour succéder au maire sortant. Aucun rapprochement n’a été conclu entre les listes, laissant les électeurs face à un choix ouvert pour le second tour avec la possibilité que Vif bascule à gauche.

Ils étaient cinq au départ, ils ne sont plus que quatre en course. À l’issue du premier tour, seul le candidat de Lutte ouvrière n’a pas franchi le seuil nécessaire pour se maintenir. Guillaume Carassio, Giuseppe Ferrara, Colette Roullet et Céline Grangé se disputeront donc la mairie lors d’un second tour qui s’annonce particulièrement indécis. Comme lors des précédents scrutins municipaux, la commune confirme sa tradition de compétition ouverte, avec plusieurs listes en présence. Cette année encore, le départ du maire sortant, Guy Genet, a suscité des ambitions, et la campagne, active, a parfois donné lieu à des échanges tendus.

Aucune alliance, des stratégies assumées

Arrivé en tête avec 33,9 % des suffrages, Guillaume Carassio revendique un vote d’adhésion à son programme et fait le choix de repartir sans alliance. Le candidat défend une ligne claire et espère conserver son avance au second tour, misant sur la cohérence de son projet et sur le soutien de ses électeurs.

Même position pour Giuseppe Ferrara, crédité de 24,52 % des voix, qui entend poursuivre seul. Il se positionne comme une alternative et affiche sa volonté de peser dans ce second tour face au candidat arrivé en tête.

Troisième avec 24,30 %, Colette Roullet reste également dans la course. Malgré un résultat serré, son équipe choisit de maintenir sa liste, en soulignant un écart très réduit avec la deuxième place et en pointant un taux d’abstention élevé qui pourrait rebattre les cartes.

Une quatrième candidate se maintient malgré un score plus faible

Avec près de 15 % des suffrages, Céline Grangé aurait pu envisager une alliance. Elle a finalement décidé de poursuivre l’aventure en solo. Si son score ne la place pas en position de favorite, elle entend néanmoins défendre son projet et capter une partie des électeurs abstentionnistes.

Ce choix contribue à maintenir une configuration rare : une quadrangulaire sans fusion ni retrait, où chaque liste conserve son autonomie. Sans accord entre les candidats, les électeurs devront trancher entre quatre propositions distinctes. Dans ce contexte, la participation pourrait jouer un rôle déterminant. À quelques heures du scrutin, l’issue reste incertaine. Entre maintien des positions, possibles reports de voix et mobilisation des abstentionnistes, tous les scénarios demeurent envisageables pour désigner le prochain maire de Vif.

Résultats du 1er Tour des Municipales 2026 : Vif

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