Ce jeudi 16 octobre, des inscriptions antisémites et des menaces de mort d’une rare violence ont été découvertes sur la façade des immeubles abritant les cabinets des avocats Éric Hattab, président du Crif de l’Isère, et d’Hervé Gerbi, son prédécesseur, également candidat à la mairie de Grenoble.
Les deux avocats ont alerté les autorités après avoir constaté ces dégradations, rapidement condamnées par de nombreuses personnalités locales représentant un large spectre politique, des écologistes grenoblois à la députée Renaissance Camille Galliard-Minier en passant par Valentin Gabriac, le candidat du RN aux prochaines municipales.
Le maire actuel, Eric Piolle, s’est déclaré « profondément choqué » par ces actes. « Nul ne devrait se sentir menacé en raison de sa religion. Nul ne devrait subir l’antisémitisme. Il faut continuer de combattre ce poison, de toutes nos forces, sans relâche », a-t-il affirmé, apportant son « plein soutien » aux deux hommes visés. Alain Carignon, autre candidat aux municipales a dénoncé « avec vigueur ces actes antisémites violents » qui témoignent selon-lui « d’un climat nauséabond à Grenoble. »
De son côté, le parti Horizons Isère dont fait partie Hervé Gerbi a également réagi, condamnant « avec la plus grande fermeté ces actes abjects, contraires à toutes les valeurs de la République. La haine, l’intimidation et l’antisémitisme ne sauraient jamais être des armes politiques. » Hervé Gerbi en a profité pour rappeler que « Grenoble vivait aujourd’hui entre deux peurs : celle d’une politique qui asphyxie incarnée par la candidature de l’équipe sortante portée par Laurence Ruffin et celle du retour en arrière incarnée par Alain Carignon ».
Une enquête a été ouverte afin d’identifier les auteurs de ces inscriptions haineuses. Les services de propreté urbaine de la ville se sont mobilisés pour faire enlever en priorité ces tags menaçants et antisémites.