Dans son QG de campagne au 38, avenue Alsace-Lorraine, Romain Gentil a dévoilé ce lundi soir la liste de Grenoble Capitale Citoyenne, mouvement qu’il porte pour les élections municipales de mars 2026.

Pour Romain Gentil, cette liste n’est « pas l’aventure d’une seule tête de liste qui aurait entraîné les autres derrière lui », mais bien « des citoyens rassemblés autour de constats partagés » construits au fil des mois. Sa coalition, formée initialement en mars 2025, a progressivement élargi son programme, visant à répondre aux attentes de Grenoblois « écologistes, sociaux et de proximité ». L’ancien président de la French Tech Alpes insiste sur une dynamique « qui s’est construite sur de nombreux mois » et non sur un simple ralliement impulsé à la dernière minute.

Une équipe qui se veut représentative de la société

Soulignant la diversité de sa liste, Gentil explique que celle-ci rassemble des profils très différents : militants associatifs, enseignants, cadres, artisans, soignants ou encore chefs d’entreprise. Parmi les figures qu’il présente, il met en avant Manon Laurent, une militante associative engagée dans la défense des services publics et le féminisme, qu’il décrit comme quelqu’un « qui porte beaucoup des valeurs qu’on souhaite emmener » ; Hichem Maboubi, directeur général jusqu’en décembre de la chambre de commerce et d’industrie grenobloise ; et Benoît Mollaret, cadre dans la tech et acteur du développement entrepreneurial local.

Liste municipales G2C
Les 60 colistiers et colistières composant la liste de Grenoble Capitale Citoyenne

Romain Gentil dit vouloir que cette diversité soit « le plus fort possible au premier tour pour peser dans cette campagne », signalant une ambition claire pour cette formation qui se veut à la fois citoyenne et ancrée à gauche.

Un projet politique affirmé, sans exclusions dogmatiques

Le chef de liste revendique un projet politique prenant en compte des enjeux sociaux, écologiques et de sécurité, montrant qu’il ne se limite pas à une simple posture protestataire mais à une vision concrète pour la ville. Il assure que cette liste a été construite « dans le cadre d’un projet qui a guidé notre campagne », fondé sur ces priorités.

Lors de cette présentation, Romain Gentil admet aussi que la campagne a connu « des échanges avec différentes formations politiques », dont le Parti Socialiste et la majorité sortante représentée par Laurence Ruffin ou encore des discussions avec Pierre-Edouard Cardinal avant qu’il ne révèle sa propre liste et qui ensuite ne s’allie avec Alain Carignon. Cependant, il affirme clairement que « ce n’est pas un choix que nous sommes prêts à faire aujourd’hui » en vue d’alliances avant le premier tour, marquant une ligne stratégique de « responsabilité et d’autonomie ».

Au-delà de l’aspect programmatique, Gentil voit la présentation de sa liste comme « un temps fort de cohésion », un moment convivial mais aussi stratégique pour son collectif. Il insiste sur l’importance de partager « les difficultés et les émotions » inhérentes à une campagne, et de faire des choix dans un processus qui a impliqué « plus de 300 militants et adhérents ». À noter la présence ce lundi 23 février du président de Grenoble Alpes Métropole, Christophe Ferrari, venu soutenir la liste de Romain Gentil.

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