Il n’est pas toujours facile de suivre la ligne de certains partis au cours d’une campagne électorale. Dernier exemple en date avec le MoDem Isère qui appelle à voter pour Alain Carignon, un mois après avoir suspendu ses adhérents qui avaient rejoint le leader de la droite grenobloise.

Le 6 février dernier, le MoDem envoyait un communiqué de presse pour dénoncer le ralliement de certains de ses adhérents à Alain Carignon. Le parti demandait « la suspension à titre conservatoire, avant de possibles mesures disciplinaires, des candidats et candidates démocrates qui ont décidé de figurer sur cette liste ».

Un mois après, nouveau communiqué signé par la présidente du MoDem en Isère, Anne-Sophie Chardon (en photo) qui cette fois appelle à voter pour la liste d’Alain Carignon. Le communiqué stipule même que « le mouvement souhaite exprimer avec clarté sa position… » La précision était visiblement nécessaire.

Ce revirement est motivé par la fusion opérée lundi entre les listes de Laurence Ruffin et Allan Brunon. Le MoDem Isère considère que « les orientations défendues par La France Insoumise au niveau local comme national reposent sur une vision clivante, souvent incompatible avec la culture de compromis, de responsabilité budgétaire et de dialogue que nécessite la gestion d’une grande ville comme Grenoble. »

Le MoDem appelle ainsi à la construction « d’un large rassemblement républicain, une mobilisation dimanche prochain dans les urnes, afin de proposer aux Grenoblois une alternative crédible, apaisée et tournée vers l’avenir. » Ce soutien clair vient s’ajouter à celui de Jean-Pierre Barbier, le président de l’Isère, Henri Baile, le président du Grésivaudan et Julien Polat, le vice-président du Pays Voironnais qui, tous les trois, se tiendront aux côtés de l’ancien maire de Grenoble ce mercredi devant son QG de l’avenue Alsace-Lorraine pour un rassemblement de fin de campagne.

On ne saura que dimanche, tard dans la soirée, si Alain Carignon a réussi son come-back inédit auquel peu de monde croyait il y a encore quelques semaines mais, une chose est sûre, il a déjà réussi à rassembler la droite et le centre autour de sa candidature. Et ça, au regard du passé, c’est déjà un sacré exploit !

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