À quelques jours du second tour, le collectif Grenoble Capitale Citoyenne, emmené par Romain Gentil, appelle clairement à voter contre le retour de Alain Carignon. Malgré des tensions avec la liste concurrente de gauche, le mouvement affiche une position sans ambiguïté.
Dans un communiqué diffusé ce jeudi après-midi, Grenoble Capitale Citoyenne appelle les électeurs à se mobiliser lors du second tour des élections municipales. L’objectif est explicite : empêcher le retour d’Alain Carignon à la tête de la ville. Le collectif insiste sur les attentes exprimées par les habitants ces derniers mois, notamment en matière de santé, de logement, de sécurité ou encore de démocratie locale. Autant de priorités qui, selon lui, doivent rester au cœur de l’action municipale.
Une ligne politique revendiquée à gauche
Le mouvement défend une orientation ancrée à gauche, axée sur la justice sociale et écologique. Il plaide pour une ville plus solidaire, avec un accès renforcé aux soins, des logements accessibles et un cadre de vie jugé plus apaisé. Dans son communiqué, le collectif met également en avant la nécessité d’anticiper les défis climatiques et de préserver les services publics, tout en refusant ce qu’il considère comme une instrumentalisation des questions de sécurité. : « Nous refusons de laisser les finances de la ville à une droite affairiste et discréditée. Nous refusons la destruction des services publics qui sera la conséquence des coupes budgétaires proposées par Alain Carignon. Nous refusons de laisser la question de la sécurité être instrumentalisée à des fins électoralistes, au détriment de réponses justes et efficaces. Nous refusons d’abandonner Grenoble à une droite qui flirte avec l’extrême droite et avec laquelle les frontières sont devenues poreuses »
Des tensions avec Oui Grenoble
Malgré cet appel, les relations ont été compliquées avec la liste Laurence Ruffin. Lors des discussions d’entre-deux-tours, Romain Gentil avait refusé de rejoindre cette liste, jugeant la proposition insuffisante et « irrespectueuse ». Deux places lui étaient proposées. Le candidat avait par ailleurs frôlé la qualification au second tour, échouant à seulement trois voix de la barre des 10 % au premier tour.
Un vote présenté comme décisif
Malgré ces désaccords, Grenoble Capitale Citoyenne appelle désormais à voter pour la liste Oui Grenoble afin de faire barrage à Alain Carignon. Le collectif insiste sur l’enjeu du scrutin du 22 mars, invitant les électeurs à dépasser les divergences politiques. Pour ses membres, la question centrale reste simple : veulent-ils ou non voir Alain Carignon redevenir maire de Grenoble ? La réponse apportée dans ce communiqué est sans équivoque : c’est non.
Christophe Ferrari sur la même ligne
Quelques minutes après celui de Grenoble Capitale Citoyenne, c’est un communiqué du président de Grenoble Alpes Métropole qui apportait « sans ambiguïté son soutien à Laurence Ruffin et à faire barrage à la liste d’Alain Carignon ». Tout en soulignant les différences qu’il a pu avoir avec l’équipe sortante, et en regrettant qu’il n’y ait pas eu officiellement une Union de toute la gauche, Christophe Ferrari ajoute que « nous partageons avec Laurence Ruffin de nombreux engagements, beaucoup de combats communs et un socle de valeurs ». Pour Christophe Ferrari, dans de nombreux votes à la Métropole et au Conseil municipal ces dernières années, « Alain Carignon a agi bien loin des promesses qu’il formule aujourd’hui ».
Après ce 2ème tour des municipales il y aura en avril le 3ème tour, celui qui permettra aux conseillers métropolitains d’élire leur président. Et là encore toutes les voix vont compter.