Voilà un communiqué qui a dû faire sourire du côté des écologistes grenoblois. Après 6 ans de lutte intestine au sein de la Métropole puis sur cette campagne des Municipales, le président Christophe Ferrari appelle à voter pour la liste qui s’inscrit dans la continuité d’Eric Piolle.

Dans son communiqué, Christophe Ferrari rappelle d’abord les désaccords avec la municipalité sortante : « je regrette que l’équipe de Laurence Ruffin n’ait pas réuni les conditions pour dresser collectivement le bilan, pour construire plus largement des perspectives concrètes d’améliorations pour la qualité de vie des habitants, répondant notamment aux urgences et aux priorités du quotidien. »

Mais le président de la Métropole convient qu’il partage avec la candidate écologiste « beaucoup de combats communs et un socle de valeur. Celles d’un territoire hospitalier et cosmopolite, qui bâtit et rénove des logements abordables, celles d’un territoire écologique accompagnant les habitants dans les transitions nécessaires, celles d’un territoire solidaire avec les plus précaires et vulnérables. »

Des priorités qui, selon Christophe Ferrari, « ne sont pas partagées par Alain Carignon, ni pour Grenoble, ni pour le territoire métropolitain, ni plus largement. Nous l’avons encore constaté ces dernières années dans de nombreux votes, à la Métropole et au sein du Conseil Municipal, dans ses actes bien éloignés des promesses qu’il formule aujourd’hui. »

C’est donc un appel clair à voter pour Laurence Ruffin que formule le président de la Métropole avec sûrement aussi quelque part dans un coin de la tête le troisième tour prévu le 17 avril qui permettra de renouveler les instances métropolitaines. Et s’il veut se maintenir à son poste, Christophe Ferrari aura besoin du soutien des élus de Grenoble. Pas sûr que ce simple communiqué suffise à faire oublier six ans de mésentente.

Partager cet article