Pour les élections municipales à Echirolles, la gauche est partie divisée. Comme en 2020 et en 2014. Mais en frôlant l’élection dès le premier tour (49%), la maire sortante Amandine Demore a mis les choses au clair.

Pourtant, sur le papier, on pouvait penser que le jeu serait plus ouvert. En 2020, Renzo Sulli avait était reconduit pour un cinquième mandat à la tête de la ville avec seulement 37% des voix à l’issue d’une triangulaire avec LFI et le RN. Il avait ensuite passé le relais en octobre 2023 à Amandine Demore. La nouvelle maire communiste se présentait donc pour la première fois en cheffe de file devant les électeurs ce qui suscite toujours un peu d’incertitude. D’autant qu’elle devait faire face à deux autres listes de gauche.

Celle d’Antar Labiod, pour La France Insoumise. Une liste soutenue également par Les Ecologistes. C’est la particularité de ces Municipales. A quelques kilomètres de distance, les mêmes partis peuvent se retrouver unis (Fontaine, Echirolles) ou opposés (Grenoble, Saint-Martin-d’Hères). En tout cas, à Echirolles, cette union n’a pas permis à la liste insoumise de battre des records puisque Antar Labiod a tout juste dépassé les 15%. Deux points de moins que le candidat LFI en 2020 et dix points de moins que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon aux Européennes en 2024.

La troisième liste à gauche était menée par Laëtitia Rabih. Une candidature dissidente puisqu’elle faisait partie de la majorité sortante avec un poste importante de deuxième adjointe en charge de l’urbanisme et de l’économie. Soutenue par le Parti Socialiste et Place Publique, elle avait également l’appui du président de la Métropole, Christophe Ferrari. celui-ci s’est personnellement engagé dans la campagne face à Amandine Demore et les élus communistes qui étaient pourtant une composante de sa majorité métropolitaine. Un pari risqué et un pari perdu puisque Laëtitia Rabih n’a pas dépassé les 10% qualificatifs pour le second tour (8,5%).

Dernière liste en cours dans cette élection municipale, celle d’un jeune militant du Rassemblement National, Enzo Billon, 21 ans, qui a rassemblé près de 26% des voix, là où son prédécesseur Alexis Jolly en avait réuni à peine 20% en 2020. Une progression favorisée par l’absence d’autre liste de droite. Depuis 2014, Les Républicains n’ont plus présenté de candidats à Echirolles.

Même si les trois listes qualifiées pour ce second tour ont décidé de se maintenir, on aura un faux suspense dimanche car avec plus de 20 points d’avance et la réserve de voix de Laëtitia Rabih qui devrait aller naturellement vers elle, Amandine Demore ne peut pas être battue. Même si sa rivale du premier tour n’a pas explicitement appelé à voter pour elle. Tout comme Christophe Ferrari qui a fait le service minimum, après cinq jours de réflexion, en appelant à faire le barrage à l’extrême droite.

Résultats du 1er Tour des Municipales 2026 : Echirolles

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