A Domène, commune de près de 7000 habitants dans l’agglomération grenobloise, le deuxième tour ressemblera beaucoup au premier puisque les quatre prétendants à la mairie sont restés en course.
C’est un cas de figure un peu particulier qui s’offre aux habitants de Domène. Trois des quatre listes en présence sont issues de la même majorité élue il y a six ans. En 2017, après plus de 20 ans à la tête de la commune, Michel Savin, devenu sénateur, avait passé le flambeau avant la fin de son mandat à son adjoint, Chrystel Bayon. En 2020, ce dernier avait été élu, sur son nom, dès le premier tour avec Michel Savin en troisième position sur sa liste. Ce dernier siégeait d’ailleurs à la Métropole à la place du maire.
Mais au fil du mandat, les relations au sein de l’équipe municipale se sont dégradées. En 2023, c’est Quentin Férés, ancien adhérent des Républicains qui est parti pour rejoindre le Rassemblement National après un passage par Reconquête. Puis, une autre partie de l’équipe, autour de Michel Savin, a fait le choix de quitter à son tour la majorité. Le projet de réaménagement urbain pour redonner vie au centre-ville a fini par creuser les dissensions.
Et c’est justement l’ancien adjoint à l’urbanisme qui a été choisi pour mener la fronde. Loïc Marissal, 34 ans, est arrivé en tête dimanche avec 36,3% des voix devant la quatrième composante de cette élection, une liste d’union de la gauche menée par Nicolas Palix (23,3%). Le maire sortant Chrystel Bayon ne pointe qu’en troisième position avec 21,3%. Suffisant pour se maintenir mais pas pour envisager la victoire car le quatrième candidat, Quentin Férès, crédité de 19%, a décidé de rester aussi dans la course.
Dimanche, on prend donc les mêmes et on recommence. Difficile d’imaginer un résultat très différent d’autant que l’écart entre le premier et le deuxième est conséquent (13 points). On se dirige donc, à Domène, vers une forme de changement dans la continuité.
