En ce dimanche 8 mars, journée internationale des droits de la femme, et à une semaine du premier tour des Municipales, nous avons analysé la place laissée aux candidates dans cette élection.

Depuis une loi votée le 21 mai 2025, la parité est désormais la règle pour les élections municipales dans toutes les communes. C’était le cas avant uniquement pour les villes de plus de 1000 habitants. On a donc cette année autant d’hommes que de femmes sur les listes. Mais si on regarde cette fois uniquement les têtes de liste fléchées pour devenir maire en cas de victoire, le constat est moins équilibré.

Seulement 12% de maires femmes dans l’agglomération

En 2020, 43 hommes et 6 femmes avaient été élus à la tête des 49 communes de l’agglomération grenobloise. A peine 12% de femmes, soit deux fois moins que le taux régional (23%). Avec les démission en cours de mandat de Renzo Sulli à Echirolles et Philippe Richard à Saint-Paul-de-Varces, elles sont désormais huit mais le taux reste encore en-dessous de la moyenne nationale.

Moins d’une liste sur trois est menée par une femme en 2026

Est-ce que la promotion 2026 sera plus féminine dans notre agglomération ? Pas sûr. Le ratio de candidate est certes plus élevé cette année avec 31 femmes parmi les 108 têtes de liste (29% de candidates). Mais rien ne dit qu’elles seront élues dans les mêmes proportions.

Vers une première historique à Grenoble ?

Pour l’instant 6 communes de l’agglomération sont sûres d’avoir une femme comme maire après le 22 mars – Séchilienne, Veurey, Herbeys, Sarcenas, Notre-Dame-de-Mésage et Miribel-Lanchâtre contre 24 communes qui seront forcément dirigées par un homme. Pour les 20 autres, cela se jouera dans les urnes. A noter que pour la première fois dans l’histoire de Grenoble, une femme fait partie des favoris pour diriger la ville-centre.

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