À un an des élections municipales, l’Office Municipal des Sports de Grenoble a interrogé les clubs sur la politique sportive de la Ville. Équipements, subventions, concertation : les associations dressent un bilan contrasté et formulent des attentes fortes pour le prochain mandat.
Une consultation inédite auprès des clubs sportifs
C’est une consultation qui pourrait peser… pour la première fois, l’Office Municipal des Sports, qui défend et anime le mouvement sportif grenoblois, a voulu poser sur papier les attentes, le regard des clubs sur la politique sportive actuelle de la Ville et identifier leurs priorités pour les années à venir.
Sur les 122 associations membres de l’OMS, 37 clubs ont répondu à une enquête composée de six questions ouvertes, de manière anonyme ou non. Ils représentent une vingtaine de disciplines, allant de l’athlétisme au football, en passant par l’escalade, la boxe, la plongée ou l’Handisport. Ces contributions ont vocation à nourrir les échanges entre l’OMS et les candidats aux municipales, dont un compte rendu sera rendu public.
Des équipements sportifs sous tension
C’est la priorité la plus souvent citée par les clubs. Manque de créneaux, équipements vieillissants, pénurie d’espaces de pratique : de nombreuses associations estiment que les infrastructures actuelles ne répondent plus aux besoins.
Pour le prochain mandat, 43% des clubs demandent clairement la rénovation des équipements existants et la création de nouvelles infrastructures (gymnases, piscines, halle d’athlétisme), jugées indispensables pour maintenir et développer la pratique sportive à Grenoble.
Des moyens financiers jugés insuffisants
Autre sujet sensible : les subventions et le soutien financier. Près de 20 % des clubs dénoncent une baisse des aides et des inégalités de traitement entre disciplines.
Au-delà des montants, les associations alertent sur la fragilité du modèle associatif : hausse des charges, dépendance au bénévolat, difficultés à financer les compétitions, la formation ou l’accueil des jeunes et des publics spécifiques. Le soutien financier apparaît ainsi comme un levier central pour préserver la vitalité du sport local.
Une relation Ville-clubs à renforcer
Les clubs appellent à un partenariat plus étroit avec la municipalité. Ils souhaitent davantage de concertation, de lisibilité dans les interlocuteurs et plus de temps d’échanges avec les élus et les services de la Ville. L’objectif affiché : co-construire la politique sportive, mieux anticiper les décisions impactant les clubs et reconnaître pleinement le rôle des associations dans la cohésion sociale, la santé et le rayonnement du territoire grenoblois.
Un dialogue apprécié avec les services municipaux
Enfin, malgré les critiques exprimées, les clubs reconnaissent majoritairement la disponibilité des équipes de la Direction des Sports et la qualité du dialogue avec les services municipaux. La richesse du tissu associatif local et la diversité de l’offre sportive à Grenoble sont également perçues comme de véritables atouts.
Des priorités désormais clairement posées à l’approche des municipales, qui constituent autant de pistes de travail pour les candidats…