Municipales 2026 à Grenoble : la gauche éparpillée façon puzzle

Laurence Ruffin a été désignée, ce week-end, par les écologistes et Allan Brunon par La France Insoumise. Combien y-aura-t-il de candidats de gauche aux prochaines municipales à Grenoble ? A moins de six mois du scrutin, il faut déjà les doigts des deux mains pour les compter.

Un jeune insoumis de 26 ans en tête de liste

Ce week-end, La France Insoumise, associée depuis 2014 à la majorité municipale écologiste, a choisi cette fois de faire cavalier seul et de constituer une liste autonome. La députée Elisa Martin qui fut première adjointe d’Eric Piolle, a acté la rupture avec ses anciens alliés. C’est un jeune insoumis de 26 ans, Allan Brunon, originaire de La Villeneuve, qui mènera la liste.

Laurence Ruffin choisie finalement par les écologistes

De leur côté, les écologistes ont, eux aussi, choisi ce dimanche leur nouveau leader. Un accouchement dans la douleur pour Laurence Ruffin (la soeur de l’ex insoumis François Ruffin). Cette cheffe d’entreprise de 47 ans, non encartée, a convaincu les militants écolos dans un scrutin interne qui va laisser des traces.

Le PS et Place Publique déjà dans la course

La conseillère départementale Amandine Germain (pour le Parti Socialiste) et le conseiller municipal Romain Gentil (pour un rassemblement entre Place Publique, Radicaux de Gauche et Equinoxe) sont, quant à eux, lancés dans la campagne depuis plusieurs semaines. Si on rajoute deux mouvements citoyens – Grenoble Alpes Collectif et Retrouver Grenoble – qui ont fait acte de candidature, on arrive déjà à six prétendants. Et ce n’est peut-être pas fini…

Une majorité municipale éclatée sur 4 listes

Symbole de cet éclatement, on retrouve des élus de la liste Piolle de 2020 derrière quatre candidatures différentes (Brunon, Ruffin, Gentil et…Carignon). Certes, si on se réfère aux résultats des dernières élections à Grenoble, la gauche peut compter sur un réservoir de voix plus important que la droite. Mais la division, a prouvé, dans bien des cas, qu’elle pouvait faire mentir les chiffres.

Et la droite qui compte les coups

On imagine Alain Carignon et le centriste Hervé Gerbi en train de compter, chaque soir, les listes de gauche pour s’endormir plus sereinement… D’ici le dépôt officiel des candidatures début 2026, des négociations en coulisses vont sûrement avoir lieu. Les états majors parisiens vont peut-être aussi s’en mêler. S’ils arrivent à (re)faire l’union au niveau national, on voit mal Place Publique, le PS, les Ecologistes et LFI « s’éparpiller façon puzzle » à Grenoble. Mais avec un Eric Piolle affaibli par son propre parti, on voit mal aussi quel personnalité de gauche aura le poids et la légitimité pour remettre un peu d’ordre dans la maison. A part peut-être Fernand Naudin…

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